FEFHA 2018 - Discours de la Présidente de la CCFEH

  • Texte soumis par la CCFEH | samedi 27 octobre 2018
Photo Dofen News

Madame la Ministre déléguée en charge de la pauvreté extrême, Madame l’Ambassadeur de l’Ambassadeur des États Unis, Monsieur l’Ambassadeur du Canada, Madame la représente du Ministre de la Jeunesse, des sports et de l’action civique, Madame la représente de l’Ambassadeur de France, Madame la représentante de ONU Femmes, Madame le Directeur général de la BRH, Mesdames entrepreneures ici présentes, Excellences, Mesdames et Messieurs, en vos rangs titres et qualités,

Bonjour et bienvenue à la 2e édition du Forum Économique des Femmes Haïtiennes - FEFHA,

 

Permettez-moi tout d’abord de remercier notre hôte, la Banque Centrale de la République d’Haiti, un partenaire infaillible de la Chambre de Commerce des Femmes Entrepreneures,

 

L’entreprenariat féminin qui réunit ce jour d’hui différentes délégations de plusieurs régions du pays, qui a déplacé des autorités étatiques et diplomatiques en ce lieu, est l’une des thématiques majeures de développement. Ceci se justifie notamment par le rôle important que jouent les femmes, dans la vie économique et sociale. Il n’est plus à démontrer qu’il ne peut y avoir croissance économique et de développement sans la pleine participation des femmes. 

 

La sous représentation des femmes dans l’entreprenariat nous expose à une société mal balancée, et qui aussi, se reproduirait malement, avec les memes faiblesses, pendant qu’ailleurs - meme chez nos voisins les plus proches - ils ont compris, et ont bien abordé la question. 

 

Mais - posons nous la question - quel est l’état des lieux de l’entreprenariat féminin ?

 

En 2014 l’Organisation Internationale du Travail (OIT) dans une note a estimé à 33% (le tiers), la proportion de toutes les entreprises de l’économie formelle à travers le monde dirigées par les femmes. Mais, la majorité des femmes qui opèrent dans les économies en développement et de transition sont de très petites ou des micro-entreprises au potentiel de croissance limitée. 

 

Au-delà de la sous-représentation des femmes dans les entreprises de toutes tailles, plus l’entreprise est grande, moins elle est susceptible d’être dirigée par une femme. La même publication indique que, 50 pour cent du potentiel productif des femmes sont sous-utilisées dans le monde contre 22% pour les hommes.

 

L’exploitation du pouvoir de l’entrepreneuriat féminin est une dimension cruciale de l’égalité des sexes et peut avoir un effet remarquable sur l’économie haïtienne.

 

L’analyse de rentabilité de l’autonomisation économique des femmes est convaincante et devient encore plus importante lorsque l’on considère que les femmes avec des possibilités économiques grandissantes réinvestissent dans l’éducation, la santé et d’autres priorités connexes de réduction de la pauvreté à un taux de 90% comparativement aux hommes qui ne le font qu’à 40%, 

 

C’est pourquoi la CCFEH mène le plaidoyer pour la création d’un fond de financement de l’entreprendrait féminin. Ce projet nous tient à cœur, et quotidiennement - nous plaidoyons pour pour que ce fonds puisse exister, parce qu’il y va de l’avenir economique de ce pays. 

 

Nous y tenons, parce que changer la condition des femmes haïtiennes, leur donner une autre place dans l’économie n’a pas seulement rapport à leur condition - mais celle aussi des hommes - de tout le pays. Et c’est pourquoi, parallèlement nous cherchons à réaliser la carte des obstacles à l’autonomisation économique des femmes (recenser et éliminer) entrepreneures, chefs d'entreprises et professionnelles haïtiennes.

 

Depuis l’existence de la Chambre de Commerce des Femmes Entrepreneures d’Haiti (CCFEH), nous avons constaté comment une formation bien ciblée a permis à des productrices d’atteindre les niveaux de qualité dont elle ont besoin pour vendre aux acheteurs internationaux.

 

Le développement durable exige la participation réelle des femmes tout en assurant leurs droits, l'égalité des chances, la non violence, et l’autonomisation économique des femmes. L’exclusion sociale des femmes n'est pas seulement dommageable pour celles-ci, mais pour toute la société.

 

Dans l'intérêt de nos générations actuelles et futures, nous devons cultiver et développer l'intelligence, la sagesse et la capacité collectives du genre humain. La pleine et égale participation des femmes et leur leadership ne sont plus une option. 

 

Ce sont des nécessités urgentes si nous voulons réaliser les changements structurels nécessaires à tous les niveaux et dans tous les domaines de la société, en faveur du développement durable.

 

Avant de clore mon propos, permettez-moi de remercier tous les partenaires de la CCFEH, ceux qui nous soutiennent depuis le 11 mars 2016 date de notre lancement officiel. 

 

Le MCFDF, le MEF, le MJSAC, la banque de la République d’Haiti, le Fond de Développement Industriel, la Banque nationale de crédit, ONU Femmes, l’Ambassade du Canada, l’Ambassade des États-Unis, et le projet PANSEH. Merci de votre support technique et financier,

 

Mes remerciements vont également à l'endroit des membres de nos différents Conseils, merci de croire dans ce rêve de créer un patrimoine pour la postérité féminine.

 

Merci aux amis de la presse parlée, écrite, télévisée et numérique. Sans vous la Chambre serait restée dans l’anonymat, merci.

 

Merci à plus de trois cent membres de la Chambre répartis sur le territoire.

 

Vive l’Entrepreneuriat féminin!

 

Longue vie à la CCFEH!

 

Mettons nous ensemble, restons ensemble!

 

Parce que

 

Seules nous sommes invisibles,

 

Ensemble nous sommes invincibles, 

 

 

Je vous remercie.

 



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