Disons non à la violence, le cri de Nehemie Gustave

  • Diane Bissereth | jeudi 29 novembre 2018
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Avant de commencer, je tiens à préciser que je n'ai jamais été victime de violence que ce soit verbalement ou physiquement. Cependant, je suis (je ne sais pas si je dois dire malheureusement ou heureusement) témoin de personne qui en ont été victime. Bref, je ne vais pas me tarder sur ces deux-là, concentrons nous sur une autre forme de violence qui passe presqu’inaperçue.

Selon moi, il n'existe pas que ces deux types de violence, il y a aussi la violence psychique. J’entends par là, le fait qu’une personne pousse une autre à perdre confiance en elle à force d’être victime de propos malsain ou négatif. Supposons que vous êtes en couple avec quelqu'un qui est jaloux ou une personne qui dit n'avoir aucune confiance dans les femmes; lorsque vous sortez que ce soit dans un cadre professionnel ou personnel, très souvent pour ne pas dire toujours, à votre retour, il vous dit des choses comme: “Ah machè, tout tan sa ou fè ya, afè ou ou t'ap regle, bagay ou sot fè” ou encore, il vous compresse et vous surveille.    

 

Imaginez une soirée où vous sortez entre copines et que vous avez oublié votre téléphone à la maison. Du coup, vous n'arrivez plus à vous amuser car vous savez qu'il va être très en colère. Vous n’arrêtez pas de vous posez des questions du genre comment ai-je pu oublier mon portable ? Vous imaginez déjà la scène dans votre tête et les mauvaises remarques qu'il va vous faire. Bon nombre de femmes sont dans cette situation. 

 

Vous devez savoir une chose: « La pierre angulaire de toute relation de couple devrait être d'abord le bien-être ». Vous ne pouvez pas vous permettre d'être dans une relation malheureuse ou d'être avec quelqu'un qui vous stresse. Soyez égoïstes, aimez-vous vous-même, D’ailleurs, personne ne peut le faire aussi bien que vous. Eviter de croire qu'il vous aime plus que vous vous aimez vous-même. Lorsque vous vous accommodez dans ces genres de relations néfastes “lidi w vye pawol, li bat ou, dénigre w epi ou rete la, ou pa pale, ou pa vle kitel”. Ne vous voilez pas la face, ça veut dire qu’une chose, vous ne vous aimez pas vraiment. 

 

Selon moi, les femmes victimes de violences sont comme les alcooliques. Donc pour se débarrasser de son addiction, la première chose à faire, qui est peut-être la plus difficile, c'est d'admettre que vous êtes une victime et que vous ne devez pas vous taire, que vous devez résoudre cela. Ne vous préoccupez pas de ce que les autres peuvent penser, personne à part vous ne peut imaginer ce que vous ressentez ou les raisons qui vous pousse à vous taire mais sachez que la plus belle preuve d'amour que vous pouvez vous offrir c'est d'avoir le courage d'exister, de parler, d'agir, de crier haut et fort que cela suffit, que vous ne serez plus une victime. 

 

Vous devez dire non à la violence faite aux femmes, pour vous, pour celles qui n'ont pas survécus et pour vos enfants. Vous avez le droit d'être dans une relation stable et épanouie, vous avez le droit d’être respectée et aimée.

 

Ann di non ak vyolans k'ap fèt sou fanm, ann pa pè pale, ann pa pè denonse      



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