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Eurika Jean, oeuvrer dans le communautaire est son dada

La fuite des cerveaux chez les jeunes ces récentes années est un malheureux phénomène qui ne cesse de croître en Haïti, pour diverses raisons. En dépit de cela, certain-e-s font choix d’y rester et de travailler pour le bien-être de la communauté parmi lesquels on retrouve Eurika Jean. Cette jeune entrepreneure et diplômée en administration touristique qui coordonne la gérance du Centre d’éducation et de développement d’Haïti (CEDH) depuis 2 ans. Apprenons un peu plus de son travail dans une causerie avec Dofen News.

Dofen News : Pouvez-vous vous présenter pour nos lecteurs, lectrices ?

Eurika Jean : Mon nom est Eurika Jean. Je suis une entrepreneure et présidente du CEDH ( Centre d’éducation et de développement d’Haïti), secrétaire générale ANGAJMAN. J’ai fait des études en Administration touristique. J’ai une formation en Entrepreuneriat, Leadership, Marketing , Assurance vie permanente et Communication et publicité.

D.F : Qu’est ce qui vous a poussée à mettre sur pied le CEDH ?

E.J : Rire ! Je parlais à un ancien député, qui un mentor pour moi, (Géraud Charles) sur la situation de notre pays. Il m’a dit au cours de la conversation téléphonique. Pourquoi ne pas mettre une association sur pied ? Je lui ai répondu par une autre question, comment faire avec la situation du pays qui est si difficile en moment ?

Après mûres réflexions, nous avons lancé le CEDH sur pied avec une équipe de jeune cadre dans le pays très dynamique.

Cette association est créée car nous voulons faire quelque chose de différent pour notre communauté, à travers tout le pays.

D.N : Quelle est sa date de création ? Ses objectifs ? Sa mission ?

E.J : Le CEDH a vu le jour le 24 Mars 2020. Il a été enregistré au Ministère des Affaires Sociales et du Travail au mois Août de la même année.

Étant un organisme à but non lucratif, nous avons pour objectifs d’apporter un appui considérable dans le processus de développement durable d’Haïti, de favoriser par l’éducation et aussi la formation civique et politique des jeunes du pays.

De manière spécifique, le CEDH encourage la participation civique, politique et responsable des citoyennes dans les réflexions et débats constructifs sur la reconstruction et le développement d’Haïti.

Notre mission est de vouloir changer la mentalité des Haïtiens dans les régions les plus reculées du pays via une éducation à la citoyenneté et aussi à travers nos formations.

D.N :  Quel bilan pour le CEDH ?

E.J : Nous avons un bilan assez chargé. Pour citer quelques réalisations, nous avons participé dans le renforcement organisationnel de l’Association Les Amis du Succès (LAS). Réalisation de deux grandes conférences dans les Sud’Est du pays.

Construction de 5 salles de classe au profit de l’École nationale de La Belle-
Mère (Pignon).
Réalisation d’une dizaine de campagnes de formation et de sensibilisation sur
l’utilisation de la langue créole au sein des Administrations publiques du pays ;

Formation en ligne sur le Marketing pour les structures internes de Innovative
Learning concepts (ILC) dans le plateau central, plus précisément à Mirebalais.
Actuellement le CEDH mentore des jeunes entrepreneurs dans le Plateau Central dans
le cadre d’une série de projets pour l’évolution et le progrès socio-économique de
leurs communautés.

D.N : Quelles sont les difficultés rencontrées jusqu’ à présent ?

E.J : Les jeunes ont peur de venir dans une activité qui se fait à Port-au-Prince à cause de la situation d’insécurité. Il est difficile de faire du recrutement. Et aussi le financement pour créer d’autres alternatives pour les autres départements du pays.

D.N : Pouvez vous nous parler d’un projet en cours du CEDH ?

E.J : Nous avons soumis un projet à l’ICDF sur l’autonomisation de la femme à Belladère dans les localités de Croix Fer et Los Poètes pour quarante 40 entrepreneures. Nous sommes actuellement en attente du financement.

D.N : Quelles sont vos attentes en tant que présidente de l’organisation, en dépit du climat d’insécurité ?

E.J : Nous voulons faire de notre mieux pour aider le maximum de personnes possibles à travers nos formations que nous allons faire tout au long du reste de l’année.
Et Je pense en tant que présidente du CEDH, toute l’équipe est motivée de travailler d’arrache-pied pour atteindre nos objectifs fixés pour cette année.

D.N : Si vous voulez ajouter quelque chose d’autre, au plaisir.

E.J : Je veux lancer un appel aux personnes qui ont eu la chance de lire cet article de Dofen News. Ne vous laissez pas décourager par rapport à tout ce qui se passe dans le pays, il faut continuer à avancer, oser, persévérer et surtout ne perdez pas espoir parce qu’Haiti ne périra jamais.

Propos recueillis par Shylene Prempin

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