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« La police a d’abord tiré en l’air, puis sur les manifestantes », remémore la féministe mexicaine Wendy Galarza

Wendy Galarza est une féministe mexicaine qui a été touchée par deux balles dans une manifestation contre les féminicides dans son pays. Lors de l’événement les policiers n’ont pas hésité à tirer sur les manifestantes tout en leur menaçant gravement. Elle est revenue sur les faits au journal Courrier International. En plein 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre, on vous relate sa lutte.

Wendy Galarza, âgée de 30 ans est une auxiliaire parentale qui évolue dans la zone de Cancun, au Mexique. Le 9 novembre de l’année dernière, l’activiste féministe a connu l’enfer. Elle a reçu deux balles pendant qu’elle protestait pour le meurtre d’Alexis qui a été tuée sauvagement. Entre 10 à 15 minutes après son arrivée, les policiers ont agressé les protestataires.

« Ce qui m’est arrivé, c’est que j’ai été touchée par deux balles tirées par les policiers. L’une des balles m’a frappée à la jambe. Elle est entrée du côté droit et est ressortie du côté gauche. L’autre balle est entrée dans ma fesse et est ressortie par ma vulve », a raconté la jeune femme.

Coups de matraques, de bâtons, de branches d’arbres, de baguettes et de boucliers accompagnés de graves menaces n’ont pas épargné ces manifestantes qui étaient venues protester pour une cause juste.

« Et pendant qu’ils nous battaient, ils nous insultaient aussi violemment. Ils nous disaient qu’on l’avait bien cherché, que c’était la conséquence d’avoir manifesté. Et le pire, c’est qu’ils nous ont promis de nous laisser dans un état pire qu’Alexis », a-t-elle confié au journal.

En dépit de tout cela, la défenseure des droits des femmes ne s’est pas laissé intimider. Ainsi elle a mis sur pied par la suite le mouvement « 9N » (pour 9 novembre, le jour du drame) qui lutte pour que justice soit faite pour les victimes de ce drame.

Selon les statisques au Mexique il est recensé en moyenne 10 féminicide par jour. Un chifffre qui indigne et terrifie la jeune femme. La situation n’est pas également meilleure chez nous quoique les chiffres officiels sont muets sur le sujet.

Shylene Prempin

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