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Netty Duclaire est partie sous les pleurs et les cris d’une famille dévastée

« Mèsi Ayiti cheri m nan », « Wouuyy », « Netty !!! « , tels sont les cris d’une mère aux abois, habitée d’une tristesse sans nom et profonde. Soutenue par deux hommes, la pauvre matriarche courbée sous le poids d’une affliction expansive prend la direction de L’Église St. Jeanne de Chantal. Samedi 24 juillet. Il est 8 heures dans la matinée. La dépouille de la militante et féministe Antoinette Duclaire fait ses adieux.

C’est devant une assistance nombreuse et attristée que les funérailles de « Netty » ont eu lieu. L’assassinat de celle qui croyait et qui se battait pour une Haïti meilleure a laissé famille, amis et collaborateurs dans la peine.

C’est la grande soeur de la défunte qui s’en était chargée de présenter sa biographie et son parcours. Sa voix faisait écho et se mariait avec les rires mélancoliques et hystériques de la mère de l’ancienne porte-parole de l’organisation Matris Liberasyon.

« La mort de Netty résulte d’une exécution. Ils l’ont exécutée pour sa conviction politique, pour son idéologie et surtout pour sa détermination de vouloir défendre la cause des plus faibles », a-t-elle déclaré en pleurs. « C’est pour cela que nous continuerons à demander que justice soit faite non seulement pour elle mais pour tous ceux qui ont été tués ce jour-là » a t-elle poursuivi. Pour conclure, elle a profité de remercier tous ceux et toutes celles qui ont fait le déplacement spécialement ceux qui ont traversé la route de Martissant.  » Mèsi anpil pou fidbak yo. Sa bay manman m anpil fòs lè l konnen ke pitit li a mouri an ewo ».

« Netty n’est pas morte parce que ceux qui luttent ne peuvent pas mourir. Nou pap janm sispann renmen, nou pap janm sispann ede moun menm si yo mete dlo nan je nou » a scandé le grand-frère de l’ancienne membre de Solidarité des femmes haïtiennes journalistes (SOFEHJ).

Dans la nuit du 29 au 30 juin, Antoinette Duclaire a été atteinte de 7 projectiles dans sa voiture à Christ-roi, elle est morte sur le coup. La militante féministe âgée de 33 ans venait de déposer chez lui le journaliste Diego Charles, qui lui aussi a été touché et tué.

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