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Repentigny/Québec : Une mère haïtienne déboussolée après que la police a tué son fils

« J’ai appelé pour de l’aide et on a tué mon fils », a soufflé cette mère de famille qui vient de perdre son fils de 37 ans en début de cette semaine, tué par la police. Le mercredi 4 août, des centaines de personnes se sont mobilisées devant l’hôtel de ville de Repentigny, réclamant justice pour ce dernier.

Devant la foule, la mère déboussolée a dénoncé les agissements « criminels » de la police de la région et a réclamé justice pour son fils Jean René Junior Olivier. « Au lieu de m’aider, on a assassiné mon fils. Quand les policiers agissent ainsi, ils sont des criminels », a t-elle déclaré.

La mère inquiète pour son fils qui était atteint de troubles psychologiques avait appelé la police pour le maîtriser car ce dernier avait un couteau entre les mains. Arrivée sur les lieux, la police lui a servi trois projectiles après qu’il a déposé l’arme blanche.

« Je ne voulais pas qu’il se tue ou qu’il se fasse mal. C’est pour cela que j’ai appelé. Mais, regardez avec quoi je me suis retrouvée. Mon fils est à la morgue maintenant. Comment vous voulez que ça me fasse du bien ?  Pas du tout », a t-elle déploré.

Jodanna Supris avec son petit frère qui lui aussi, est en proie à des problèmes psychologiques, est venue protester car elle s’est sentie concerner par l’histoire. « Pourquoi on déroule le tapis quand un blanc parle de maladie mentale, mais quand c’est une personne racisée, on la trouve menaçante ? « , a-t-elle demandé.

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