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Tafa Mi-Soleil nous revient tout feu tout flamme avec « Reponn »

Le 27 juin dernier, la chanteuse Tafa Mi-Soleil a rendu public son EP titré « Reponn » qui comprend sept (7) morceaux. Un projet auquel l’artiste a consacré près d’une année pour le mettre en place. En seulement une journée, les musiques disponibles sur Youtube ont été écoutées par des milliers d’internautes et de surcroît, l’EP a été classé numero 1 des ventes sur Amazon dans la catégorie de musique soul. Invitée dans les locaux de Dofen News, Tafa Mi-Soleil de son vrai nom Saint Louis Evenie Rose Thafa Ina a répondu à nos questions.

Dofen News : Le premier morceau sur l’EP est titré « Pinga ». Dans notre langue, ce mot est employé en guise d’interdiction. Pouvez-vous nous dire quel message y est véhiculé ?
Tafa Mi-Soleil :
Il n’y a pas de grande différence entre le mot Pinga et la musique. Cette dernière est un avertissement, une interdiction car en amour, les personnes en couple savent ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire, les limites qu’ils ne doivent pas franchir. Pinga est un appel au nom de l’amour et un rappel pour entretenir la flamme dans un couple. La première phrase de la musique en est la preuve « Pinga kont, pinga bri, pinga kraze sa lanmou mare ».

D.N : D’où vous est venue l’inspiration pour créer cet EP ?
T.M-S :
L’EP a une portée artistique et stratégique à la fois. Mon équipe s’était dit que sa sortie serait bénéfique pour moi. Pour ma part, je suis contente car je voulais soumettre aux appréciations des gens quelque chose de solide. Pour créer l’EP, j’ai puisé dans ce que je vis et vois dans mon entourage car j’ai un rapport étroit avec ce que j’écris et ce que je chante.

D.N : Pourquoi avoir choisi de sortir un EP au lieu d’un album ?
T.M-S :
À la base, un album comporte plus de musique qu’un EP. De manière sociale, un album a une plus grande valeur. Je ne voulais pas présenter un album alors que ma carrière n’aie lancée que depuis environ un an. Les gens ne me connaissent pas suffisamment pour le leur présenter. J’ai opté pour l’EP car de par lui, le public sera capable de me découvrir et d’intégrer mon monde. Selon moi, l’EP était la meilleure option, pour l’instant.

D.N : On a remarqué qu’il n’y a aucune collaboration sur l’EP, est-ce volontaire ?
T.M-S :
Oui, c’est un choix. C’est vrai que j’ai l’habitude de faire des collaborations mais cette fois, j’ai décidé d’agir autrement car j’aurai d’autres occasions de le faire. Je voulais présenter quelque chose qui me définit clairement, où le public aurait la possibilité de voir ce que Tafa peut leur offrir. Avoir un artiste dessus n’aurait pas été le meilleur moyen de procéder. L’EP a une portée personnelle. Il raconte une histoire d’amour mais pas la mienne. L’idée était de faire un beau parcours personnel avec et après, m’ouvrir un peu plus au monde.

D.N : Comment le covid-19 et la situation sociopolitique du pays ont-ils affecté votre carrière et vos projets ?
T.M-S :
La musique titrée « Sove vi’m » est sortie le 1er mars 2020. C’était d’ailleurs le lancement officiel de ma carrière solo. Je me préparais à rendre public un projet tout de suite après. Ce n’était pas l’EP. Celui-là était prévu avant. Quelques jours soit le 19 mars, on a annoncé le confinement. La sortie de ce projet a dû être annulée. La situation du pays, ajouté au coronavirus, a limité mon déplacement et celui de mon équipe, donc on a dû s’y faire et ça a duré presque toute l’année.

D.N : Nous sommes en 2021, la situation sociopolitique du pays n’a pas changé, le coronavirus est toujours d’actualité mais vous avez quand même sorti l’EP. Qu’est ce qui vous a motivée ?
T.M-S :
La première chose qui m’a inspirée c’est ma deuxième famille, Tafamily et je leur suis énormément reconnaissante. Les gens ne m’ont pas lâchée, ils ont toujours été à mes côtés. Ils n’ont jamais arrêté de me contacter via mes comptes sur les réseaux pour me demander où en est le projet. Ils n’ont jamais arrêté de chanter et de profiter de « Mizik sove vi’m ». L’amour que les gens me portent a été ma plus grande motivation. En second lieu, quand tu as un rêve, tu le chéris et à la fin de la journée, il ne te reste que ça ; que la satisfaction d’avoir fait quelque chose d’important.

D.N : Le public a bien réagi à la sortie de l’EP. En une journée, les visionnages sur Youtube varient entre 6,2 K et 143 K, est-ce que vous vous attendiez a une telle écoute ?
T.M-S :
La seule chose que je peux dire c’est que je m’attendais à ce que le public booste le projet comme ils ont l’habitude de le faire. En tant qu’artiste, quand on publie un projet, il ne nous appartient plus. La suite dépend du public, des fans. Je m’attendais à ce que les gens appuient le projet avec le même cœur que j’avais mis pour l’élaborer.

D.N : Vous avez écrit tous les morceaux qui sont enregistrés sur l’EP, d’où vous est venue l’inspiration ?
T.M-S :
J’adore écrire. J’écris depuis que je suis à l’école. Je suis l’ambassadrice de la maison d’édition appelée Correct Pro. Le monde des livres, de l’écriture c’est aussi mon petit monde. D’ailleurs, l’une des premières choses que je souhaitais accomplir, moi et ma meilleure amie Annie était de monter une maison d’édition. A cette époque, j’étais en rhéto.

D.N : Parmi les sept (7) textes qu’on retrouve sur l’EP, qui a été le plus difficile à écrire ?
T.M-S :
Honnêtement, aucun. Pinga, Reponn et Mw vlew ont été écrits quand j’étais à l’école. Les autres ont été écrits sur place, en studio. J’ai cette manie, bonne ou mauvaise je ne sais pas, d’écrire mes textes, s’ils ne l’étaient pas auparavant, sur le coup et sur place.

D.N : Parmi les sept (7) textes, lequel aimez-vous le plus ?
T.M-S :
Celui que je préfère est Padon. Cette musique est le symbole de la franchise. Dans la vie de couple, les gens, à force de vouloir avoir raison, ont toujours tendance de rejeter la faute sur l’autre en cas de problème. En agissant ainsi, ils perdent l’essence même de la relation de couple. Padon est le signe d’une mise à nue, de l’acceptation de ses torts et de ne pas se laisser guider par son égo.

D.N : Deux (2) des sept (7) musiques sont vidéoclipées, avez-vous prévu d’en faire d’autres ?
T.M-S :
Oui, je prévois d’enregistrer une autre vidéo. Le public sera
servi dans un futur proche. Pour l’instant, je préfère ne pas divulguer le titre en question. Ce sera une surprise.

D.N : Avez-vous d’autres projets en perspectives ?
T.M-S :
Toujours. C’est ça la vie d’artiste. On bouge, réfléchit et tourne en permanence. J’ai des trucs en tête mais, pour le moment, je ne peux pas dire quand ils seront disponibles. Continuez de me suivre et vous serez, en temps et lieu, au courant de tout.

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