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Fanm Vanyan, un miroir pour les femmes combatives en Haiti

Dans une démarche de vulgarisation de l’équité des genres en Haïti, l’Union européenne a marqué la célébration de la Journée internationale des droits de la femme avec une exposition photographique intitulée « Fanm Vanyan » portant la signature de la photographe Nadia Todres.

En prologue au vernissage, une conférence de presse a été donnée ce mercredi 7 avril 2018 à l’Institut français en Haïti. « J’espère que cette exposition inspirera complètement les jeunes filles d’Haïti à se rendre compte qu’elles peuvent rêver grand et qu’elles peuvent effectivement trouver des professions pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles », a déclaré la réalisatrice desdits portraits.

A travers l’exposition « Fanm Vanyan », l’Union européenne cherche à mettre en relief les figures haïtiennes qui sont représentatives des femmes courageuses et combatives de notre société. « La lutte pour le droit de la femme est une lutte permanente », a affirmé Vincent Degert ,Ambassadeur de l’Union européenne en Haïti.

Elles sont douze ayant accepté de prendre part à ce projet. En l’occurrence, Magalie Dresse, chef d’entreprise ; Syliana Sylné, lavandière ; Marie Mirtha Balan, cheffe d’entreprise/bòs métal ; Winnie Hugot Gabriel, avocate et journaliste ; Rebecca Alphonse, infirmière ; Gina Alexis, institutrice ; Sandra Paillant, maçonne ; Sherley Olivier, Casec de Turgeau ; Camita Jeune, piscicultrice ; Noelda Albin, ouvrière textile ; Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, militante ; Lissa, une petite fille qui est porteuse d’eau. Elles ont toutes été photographiées dans leur environnement de travail afin d’illustrer le message central de cette exposition. Selon Monsieur Degert, elles font toutes partie du programme d’action de genre mis en œuvre par l’Union européenne pour l’amélioration de la situation des femmes du pays.

Fière et sereine, Sandra Paillant a exprimé sa passion pour le métier de boss mason : « C’est un métier que j’aime. Je suis fière de travailler parmi les hommes en tant que boss mason ». Ces femmes se sont toutes battues pour se forger un avenir, une place au sein de la société haïtienne. « Je viens d’un milieu défavorisé, je me suis battue pour avoir une place », confie Sherley, membre de Casec de Turgeau. Le combat continue pour les femmes haïtiennes, parait-il. Mais, « C’est un honneur de naître femme et fière », une phrase qu’a lancée Sandra Russo de la fondation Femme en Démocratie marraine de l’exposition.

A signaler que dans la soirée du 8 mars 2018, la première dame de la République, Martine Moïse a visité l’exposition dans le but d’honorer cette initiative de  l’Union Européenne en Haïti. Pour atteindre plus personnes, l’exposition s’est étendue sur une période de vingt-et-un (21) jours à l’Institut français à Port-au-Prince. D’autres régions du pays pourront accueillir l’évènement de manière itinérante, au cours de l’année 2018.

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