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« Lire pour ne pas perdre le rythme… » dixit Smaïka Chéry

Smaïka Chéry a 23 ans. Étudiante en gestion touristique, blogueuse, elle est partagée entre son blog @Les pensées de Cappucine et son compte Instagram @Bookworm_509, des plates-formes sur lesquelles elle publie des histoires, des commentaires de textes, des bilans et suggestions de lecture. Nageant dans une atmosphère livresque, elle travaille également à l’EdiHa (les éditions haïtiennes) qui se spécialise dans les livres pour enfants. Récemment interrogée sur son rythme de lecture au temps de l’isolement, Smaïka s’est volontiers prêtée à notre échange dans les colonnes de Dofen News.

Lire pour se meubler l’esprit. Smaïka Chéry intègre cette catégorie pour qui la lecture est un moyen de se divertir, de nager dans d’autres univers, de s’évader et d’apprendre aussi. « On voyage en lisant, il suffit d’avoir le livre idéal », a-t-elle affirmé. En effet, il n’y a rien de plus vrai. Qui a lu « Les sirènes de Bagdad » de Yasmina Khadra et qui ne s’est pas senti transporter dans le désert Irakien, à Kafr Karam ? Qui a pu s’empêcher d’accompagner le jeune bédouin dans son désir de vengeance ? Ne sommes-nous pas secoués devant tant de brutalités, de cruautés et des troubles qu’engendrent la guerre ? Plus qu’on ne le croit, la lecture a ce pouvoir insoupçonné de nous téléporter délibérément. Pourtant, en ce temps d’isolement où l’on a ce besoin constant d’être ailleurs, Smaïka lit peu. Son témoignage :

« Dès qu’on avait annoncé le confinement, j’avais pioché une bonne dizaine de livres dans ma bibliothèque pour m’occuper pendant ce temps où j’allais rester chez moi. Sauf que de tous les livres que j’avais choisi, je n’ai pu lire qu’un seul. Je n’avais absolument plus envie de lire. J’avais seulement envie de rester contempler mon plafond et de me laisser aller. Sauf que je me suis rendue compte que quelque chose de positif devait sortir de tout ceci. J’ai donc fait les autres choses qui me tenaient à cœur : yoga, écriture, mes cours. Pour la lecture, j’avais fini par choisir un seul livre, et je faisais de mon mieux pour lire au moins une dizaine de pages par jour. »

Quoique nous pourrions délaissés certaines de nos activités, frappés par l’ennui, nous plaindre et rechigner, situation de confinement nous l’oblige ; l’essentiel c’est de garder le rythme. Elle, notre « Bookstagrammeuse » pense qu’on devrait y aller au fur et à mesure, sans livrer aucune compétition.

« Comme conseil durant cette crise, ne pas se forcer à lire est la première chose à faire. Automatiquement que tu te forces à faire quelque chose, cela devient ennuyeux. Si tu t’ennuies et que tu n’as aucune envie de lire, essaie de faire autre chose mais en même temps, donne toi pour objectif au moins une page par jour. C’est peu certes, mais cela va te permettre de garder le rythme. » a confié Smaïka.

L’importance de la lecture au temps de confinement ? Eh bien ! C’est recommandé sans pour autant s’efforcer à épuiser un nombre incalculable de livres. Une page par jour est mieux que rien. Alors même si vous n’êtes un grand croqueur de bouquins, il y a sans doute un genre particulier qui pourrait vous plaire !

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