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Teeyah peintre de lumière et d’un autre monde

La peintre Teeyah (Cynthia Zamor Nerette) est une fervente adepte de la peinture abstraite. Femme spirituelle, elle aime la vie, a foi en ce qu’elle désire et est un être de compassion. Lors de sa visite à Dofen News elle nous a confié ses secrets.

Teeyah est né à Port-au-prince, elle a fait ses études classiques au collège Marie Anne. Elle a ensuite laissé le pays pour des études universitaires pour  devenir danseuse professionnelle à l’école Martha Graham de New York. C’était son rêve le plus fou que malheureusement les interdictions parentales (à l’haïtienne) l’ont empêchée de réaliser. Elle a donc opté pour les sciences économiques à la
Stony Brook University.

Mariée et mère de trois enfants. Quoique difficile, Teeyah allient peinture et vie familiale avec entrain. D’ailleurs, c’est dans son atelier qui se trouve chez elle que lui viennent la plupart de son inspiration. Avec le temps, son époux, ses enfants qui font le va-et-vient se sont habitués avec ce train de vie. « Au début c’était très difficile mais avec le temps j’ai appris à travailler avec les enfants autour de moi », raconte-elle.

L’artiste-peintre Teeyah est une femme positive, passionnée et déterminée pour qui la vie regorge de sens et d’opportunité. Elle recoit et décrypte les signes que lui envoit l’univers. Aujourd’ui, elle est peintre mais ne l’a pas toujours été. Sa rencontre avec ce métier de passion a été des plus fortuites mais s’est accaparer d’elle jusqu’à abandonner son travail :  » La peinture est rentrée dans ma vie après le 12 janvier 2010. J’ai perdu ma mère. J’ai ensuite eu ce désir de créer. Je dansais déjà à Camellito. Je sentais au fond de moi que je voulais autre chose et j’ai commencé à suivre des cours de dessin », explique-t-elle.

La peintre a déjà plusieurs expositions à son actif, en Haïti, au Canada et en Floride. La toute première de ses réalisations a été du style mi figuratif et mi abstrait. L’abstraction est son art de prédilection, qui grandit avec ses émotions et ses envies. Paul Valéry a dit : « Ni la matière, ni l’espace, ni le temps ne sont depuis vingt ans ce qu’ils étaient depuis toujours ». Pour dire que sa compréhension de la vie, des gens et du monde évolue au fil des ans.

Femme sprituelle, elle nous dit qu’elle est souvent à la recherche de soi, de l’humanité. La lumière qu’elle en reçoit rejaillit à travers sa peinture.
Grande expressionniste, elle joue avec les couleurs. Les formes qu’elle peint sont du genre vif, amorphe mais parlante. Teeyah à travers ses œuvres transmet ce qu’elle ressent du plus profond de son être, du positif, de l’amour. Son plus grand souhait c’est d’arriver à travailler sur elle-même pour faire vibrer la compassion afin d’atteindre l’âme des gens d’ici et d’ailleurs.

L’artiste Teeyah ne reste pas indifférente aux péripéties et aux bouleverses du monde.
L’année dernière pendant le confinement a eu lieu l’exposition de « Papa Lysa sòti nou nan fè nwa », c’était une façon pour elle de crier au ras-le-bol des problèmes de l’humanité.

Sur ses compte Facebook et IG, Teeyah’s, elle partage non seulement ses peintures mais aussi des pensées motivantes. Ce qui d’ailleurs plaît à certains. Elle pense un jour publié ses propres pensées qui grandissent secrêtement dans un carnet.

Teeyah pense que les jeunes y compris ses enfants qui veulent s’orienter vers la peinture ou tout autre métier qui les intéressent, peuvent le faire à cœur joie. Elle ne s’y opposerait pas. Elle comprend bien que : « Nous sommes tous nés artistes, au Kindergarten on nous donnait de la peinture on peigneit, la société nous a appris à oublier cette partie créative de nous-mêmes pour aller vers l’intellect. À son tour l’intellect  nous a appris a nous déconnecter de notre source », déclare-t-elle.

Donc, sa conception des choses de la vie, de l’Homme en général ou de la femme en particulier est criante. Elle pense que les femmes ne se connaissent pas assez. Elle affirme que : « Nous sommes les seules à être un lien entre l’invisible et la terre, les seuls à incarner un être humain en nous ».

Son message au grand public a été philosophique.  » Aimez-vous, aimez-vous d’abord. Si on s’aime on saura comment aimer l’autre. S’aimer non pas de manière narcissique mais faire ce qui nous rend heureux », conclu-t-elle.

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