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Crédit photo : AFP

Descente massive dans les rues de Port-au-Prince contre le viol

Militantes féministes, étudiantes, universitaires, personnalités politiques sont massivement descendues dans les rues de Port-au-Prince ce 26 mai pour dénoncer les viols collectifs qui s’amplifient à travers le pays. Habillés en blanc, ils étaient plus de mille a scandé des slogans pour dire non à cette nouvelle forme de violence à l’égard des femmes, des universitaires.

Pancartes et banderoles en main, tissu scotché sur la bouche ; les protestataires ont marché de l’Université Quisqueya jusqu’au Champs de Mars. « Marche contre le viol, tout acte de violence et l’impunité, ne gardez pas silence », « Justice oui, violence non », « liberté pour les femmes, prison pour les violeurs, à bas l’impunité », « Nous n’accepterons pas que des violeurs empêchent les femmes d’effectuer des études, cessons de ridiculiser les victimes, non au viol, non à l’impunité, non à la corruption, justice pour les habitantes et habitants de la Saline » ; sont les divers messages qu’on a pu lire ou entendre tout au long de la marche. 

Plusieurs personnalités issues de divers secteurs ont également pris part à la manifestation dont la mairesse Nice Simon, l’ancienne ministre de la culture Magalie Comeau Denis, l’activiste Sabine Lamour, la militante féministe Pascale Solages et notamment Jacky Lumarque, le recteur de l’Université de Quisqueya. 

« Le viol devient une sorte de répression sur les femmes dans les quartiers populaires ou dans les universités, partout dans le pays » s’est plaint Pascale Solages. « Les victimes gardent le silence, elles s’enferment dans un sentiment de honte et de peur. Mais au-delà, il faut que tout le monde sorte de ce silence, que les gens qui sont témoins dans les communautés, les familles, quelque soit l’endroit où un viol est commis, il ne faut pas garder le silence » a-t-elle continué. 

A noter que cette marche contre le viol a été organisé après l’annonce, la semaine écoulée, des viols collectifs perpétrés contre des jeunes femmes qui quittaient leur salle de cours à l’université. 

Aucun chiffre n’est encore disponible mais pour l’instant, on ne peut que citer trois (3) cas : deux (2) étudiantes de l’Université Quisqueya et une autre de l’Université de Port-au-Prince.  

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