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Source photo : page facebook de Esther Gregoire

Esther Grégoire remporte la 4e édition du concours de plaidoirie sur les droits humains organisé par le BDHH

Esther Grégoire a remporté ce 22 mars la grande finale de la 4e édition du concours de plaidoirie sur les droits humains organisé par le Bureau des Droits Humains en Haïti (BDHH). Elle devient du coup la première femme à avoir décroché la première place à cette compétition.

La finale du concours, organisée à la salle d’audience numéro 2 de la Cour de Cassation, a fait salle comble. Tenue sous le thème « Le recours à la violence dans les luttes sociales », elle a opposé Esther Grégoire et Jerry Syvrain, tous deux issus de la Faculté de Droit et des Sciences Economiques (FDSE) de Port-au-Prince. 

Pour sa défense, Esther a plaidé pour la réalisation effective des droits sociaux économiques et culturels ;  pour la mise en place de vrais programmes de protection sociale de sorte que ce ne soit pas les plus faibles, déjà victimes des précarités sociaux économiques, qui paient le prix de la violence. Elle a également proposer que l’Etat soit plus attentif aux cris des opprimés afin qu’ils ne soient obligés de recourir à la violence pour se faire entendre car si l’Etat réagit à temps aux pétitions, aux sittings et aux revendications pacifiques, on éviterait les casses et les pillages. Les points de vue de la passionnée de Droits ont été payants puisqu’ils lui ont permis de remporter le concours. 

Selon Pauline Lecarpentier Secrétaire Générale du BDHH, les étudiants en droit se sont imprégnés à l’ambiance de la compétition. « Cette dernière fait désormais partie de leur vie d’universitaire. On l’a vu cette année encore surtout après la victoire d’Esther Grégoire, la première femme de toute l’histoire du concours. A la fin de la finale, on pouvait entendre des jeunes femmes dire : je suis en 2e année, je serai la lauréate dans deux (2) ou trois (3) ans. », nous a expliqué la Secrétaire. 

Pour la grande gagnante de cette 4e édition, ce prix représente la relève d’un défi personnel vu qu’elle avait participé l’année dernière mais elle n’avait malheureusement pas réussi. « Ma participation cette année n’est qu’une question d’amour propre, un défi à relever. Par la même occasion, ce concours m’a permis de comprendre que si on n’abandonne pas, si on est tenace, on peut réussir. », a confié Esther. 

“Il m’a permis d’évaluer mes compétences et de valoriser mes acquis. Je suis particulièrement fier d’autant plus que je suis la première femme a l’avoir remporté, a-t-elle continué.”

Destiné aux étudiant(e)s finissant en droit, ce concours a plusieurs objectifs notamment celui de permettre à ces jeunes de se former à l’art oratoire, d’identifier et d’accompagner de futur(e)s professionnel(le)s du droit et finalement faire le rapprochement entre la matière juridique et les droits humains. 

Notons que cette année, la parité homme/femme a été inopinément respecté puisque le nombre de participants des deux sexes qui ont accédé au quart de finale et à la finale étaient de proportions égales.

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