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Finalement, les bonnets de bain pour afros sont acceptés en compétition officielle

Après de longues et langoureuses discussions en juin 2021 sur le port de bonnet de bain en natation spécialement conçu pour les cheveux afros, la Fédération Internationale de Natation (FINA) est revenu ce mois-ci sur sa décision interdisant le bonnet, après avoir « examiner la situation comprenant l’importance de l’inclusivité et de la diversité ».

La FINA est donc revenue sur sa décision le 1er septembre dernier. A deux mois des jeux Olympiques, elle accepte finalement le port des bonnets de bains pour cheveux afros.

Dans une interview accordée au journal britannique Metro, Brent Nowicki, le directeur exécutif de la Fédération, a déclaré que « cette annonce fait suite à une période d’examen et de discussion sur la conception des bonnets entre la FINA et Soul cap ». « La promotion de la diversité et de l’inclusion est au cœur du travail de la FINA, et il est très important que tous les athlètes aient accès à des maillots de bain appropriés. » a t-il ajouté.

« Les athlètes participant aux événements internationaux n’ont jamais utilisé, ni besoin d’utiliser, des bonnets de cette taille et de cette configuration et ne suivent pas la forme naturelle de la tête » telle était la justification de la FINA pour prouver sa décision.

La nageuse britannique Alice Dearing est la première noire qualifiée pour la compétition des jeux Olympiques. Elle a depuis l’année dernière pour sponsor la compagnie Soul Cap.
Il lui fallait tout comme les autres afros un bonnet adapté à leurs types de cheveux, crépus ou dreads locks et qui de surcroit protègerait mieux leurs cheveux contre le chlore de l’eau de la piscine. Compte tenu que ceux conventionnels s’adaptent plus facilement aux cheveux courts et lisses.

« Nous sommes très reconnaissants à tous ceux qui nous ont soutenus et qui ont contribué à ce changement majeur. En tant que nouveau père et personne qui n’a pas appris à nager dans son enfance, favoriser l’accès à la natation pour la prochaine génération me touche d’autant plus (…) Nous avons vu ce que la communauté et l’énergie collective peuvent accomplir, nous avons donc bon espoir de continuer à faire tomber ces barrières », a indiqué Toks Ahmed, le cofondateur de Soul cap.

Il a aussi fait savoir au journal Metro qu’il reste beaucoup à faire vu que les gens n’ont pas les moyens de nager, pas assez de cours dans les écoles, trop de stéréotypes du genre « les noirs ne nagent pas ».

Source : HuffPost

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