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Florwing, miraculeusement peintre

Si palette, pinceau, grattoir et autres instruments de peinture, ont bercé le quotidien de certains jusqu’à leur ouvrir le monde de la peinture, pour Florwing, il a fallu attendre l’année de ses 26 ans pour apprivoiser l’univers pictural. Du mois d’août 2020 à janvier 2021, sans aucune formation professionnelle, là-voilà avec déjà 80 tableaux, peints au gré de son « mood » momentané.

Vous trouvez sans doute déconcertant que quelqu’un, un bon matin, se décide à peindre, et le fait de main de maitre, sans avoir, même une fois auparavant touché un pinceau de sa vie. C’est le cas pourtant de Florwing Oge, de son nom d’artiste Florwing, qui, après avoir été hospitalisée pour une opération, s’est retrouvée à peindre des tableaux, les uns les plus admirables que les autres.

Un miracle, diraient certains ; d’autres iraient plus loin pour affirmer que c’est totalement impossible. Florwing elle, croit tout simplement que c’est un don qui lui a été attribué au moment où elle pouvait s’en servir. Oui, elle s’en sert jusque-là assez bien ; l’authenticité des tableaux, la désinvolture des coups de pinceaux jetés ça et là sur ces derniers, l’énigme qu’évoque chacun d’eux pour ceux qui les admirent, suscitant à chaque fois une idée différente, l’originalité de l’œuvre de l’artiste, tout ceci peut servir à témoigner de la dextérité avec laquelle Florwing use de ce don.

Une bouteille décorative, voilà ce qui a suffi à Florwing pour se lancer à fond dans l’art pictural. Pour avoir raison du confinement dans un premier temps, Florwing peint à présent des tableaux dont certains en font l’acquisition. En effet, l’artiste a commencé avec une bouteille, à laquelle elle y a ajouté de la lumière. Une idée lumineuse qui a entrainé une décision éclairée : celle de s’acheter par la suite des pots de peinture, des tableaux, et tout le matos qui va avec cet art qui lui était jusqu’alors inconnu. Parmi les premiers tableaux qu’elle a peints, l’un d’eux a été illico achetés, par une internaute. Et oui, sur la toile à présent, Florwing ne manque pas de partager ses réalisations. Elle organise parfois des « live » et peint des tableaux en direct, en présence de son public numérique.

« Si m te yon pwotestan m t ap di se jezi ki ban mwen l, si m te yon katolik m t ap di gras ak manman mari ; men m m pa ni youn ni lòt. M se yon VODOUYIZAN. Donk aprè Bondje nan syèl la fin banm lavi, m kapab di li mete ak lwa yo li ban m yo kado » répond Florwing quand on veut lui tirer les vers du nez quant à l’origine de ce don qu’elle chérit tant. En effet, vodouisante et fière de l’être, la nouvelle peintre qu’elle est lie sans ambages cette aptitude à sa croyance mystique.

Agée de seulement 26 ans, Florwing Ogé n’est pas que peintre et vodouisante. Les couloirs de la vie culturelle ne lui sont pas du tout étrangers. Elle est à la fois chanteuse, danseuse folkorique professionnelle, créatrice de mode, et par-dessus, elle tient une boutique de vêtements en ligne du nom de Sévérine. Elle se décrit comme quelqu’un d’ouvert mais aussi strict. Très bonne conseillère pour ceux qui la côtoient, Florwing est aussi partisane du progrès. « m renmen wè lè moun ap fè pwogrè » lâche-t-elle.

Pour ceux qui voudraient sans doute se procurer l’un de ses tableaux, l’artiste est en plein confinement au Québec, mais promet cependant plusieurs expositions suite auxquelles les gens pourront s’acheter ses tableaux. Vivement que la vie reprenne à Montréal !

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