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Trois femmes pour nous parler de l’albinisme

Le 13 juin est consacré à la Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme. C’est dans cette optique que Douvanjou Web Média et Style Me Studio ont organisé ce vendredi 11 juin une série d’activités (Exposition, conférence-débat )
à Entre nous restaurant sur le thème:  » Annou bay albinòs yo valè yo merite ». Ainsi, ils nous ont proposé un panel composé de trois femmes dont une albinòs pour aborder la question.

En prélude à la Journée mondiale de sensibilisation à l’albinisme qui doit se tenir le 13 juin prochain, Douvanjou Web Média et Me Studio ont organisé une exposition et une conférence-débat sur le thème: « Annou bay albinòs yo valè yo merite ».

Ils ont exposé des photos de plusieurs albinòs, filles et garçons. On a pu remarquer certains d’entre eux qui essaient de couvrir leur albinisme avec des maquillages.

Aljany Narcius, rédactrice en chef de Douvanjou Web Média qui a intervenu la première dans la conference, en a profité pour montrer que les personnes ateintes de cette maladie doivent être considérées comme toute autre personne. Une manière de dénoncer les stigmatisations dont cette catégorie qui est souvent victime de stigmatisation.

La docteure spécialiste en Dermatologie, Miche-Herly Tania, a de son côté tenu à donner une explication de la maladie en vu de déconstruire notre conception jugée discriminatoire.

Selon la docteure, l’albinisme est dû à un déficit génétique que les parents ont transmis à l’enfant. Ce qui aurait provoqué un manque en mélanine chez ce dernier. « Nous ne devons pas les insulter, au contraire, nous devons les protéger », pense t-elle. Ce n’est donc pas une maladie contagieuse.

Ces gens sont exposés à de graves maladies à cause de leur fragilité face aux rayons du soleil. Ils sont les proies de nombreuses maladies. Le cancer de la peau et le cataracte sont très fréquents chez eux, à en croire la dermatologue.

La spécialiste a appelé à leur protection.
 » Si yon albinòs monte yon kamyonèt pa gen plas, nou dwe fè li antre anndan paske l paka reziste ak solèy la tankou nou », a t-elle conseillé.

Et puisque ces personnes-là sont capables d’intégrer tous les aspects de la vie sociale, Miche-Herly Tania croit que nous devons faire en sorte qu’elles se sentent ordinaires. Toutefois, elle pense que certaines mesures doivent êtres prises en vu de les aider.

Sachant que les enfants albinos ont souvent des problèmes de vision, elle a soutenu que les professeurs doivent leur accorder une attention particulière. Elle a souhaité que « Pwofesè yo mete yo pi prè tablo yo paske yo pa wè twò byen ».
Elle a surtout demandé aux parents dont les enfants sont nés albinos de voir de très tôt un ophtalmologue parce que, selon elle, ce dernier est né avec des complications ophtalmologiques.

Lusme Neftalie qui est une jeune albinos est l’une des trois femmes qui ont pris part à la conférence. Très sûre d’elle, elle avait commencé par montrer à ceux et celles qui sont comme elle qu’ils doivent ignorer les propos réducteurs à leur encontre.
 » Mwen menm mwen fyè paske m se albinos », a-t-elle fait savoir avant de parier que les albinos sont capables de faire tout ce qu’une personne ordinaire peut entreprendre.

Cette jeune fille qui a dit être en couple( avec un homme) et avoir un enfant invite les membres de cette partie de la population à avoir confiance en eux. Selon elle, c’est sur la capacité de la personne que la société doit compter et non sur le fait pour celle-la qu’elle soit albinòs, noire ou autres …

En fait, cette journée a été un moment de réflexion sur l’existence de cette catégorie afin d’aborder les differents obstacles auxquels elle fait face question de veiller aux respects de leurs droits.

« Dans certains pays, on a été jusqu’à dire que les albinòs étaient à l’origine de la pandémie du nouveau Coronavirus, une information démentie par les autorités sanitaires » selon le communiqué de presse qui a annoncé cette journée d’activités.

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