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V!CKY O., la graffeuse qui respire que pour l’art !

V!CKY O., de son vrai nom Jeanne Will Victoria Orélien, est une artiste née. Peintre, graffeuse, modiste et photographe à seulement 23 ans, elle a donc plusieurs cordes à son arc. Elle avoue choisir de s’investir totalement dans l’art parce qu’elle ne respire que pour ce dernier. Notre tête-à-tête avec la directrice artistique d’un mur réalisé dans le cadre de cette nouvelle édition.

Dofen News : Est-ce ta première fois au Street art au féminin ?

V!CKY O. ; Non, C’est ma deuxième fois. J’avais participé l’année dernière à la première saison. C’est d’ailleurs en égard à ma motivation manifeste qu’on m’a demandé de participer pour la deuxième édition.

D.F : Qu’est-ce que ça fait d’être directrice artistique d’un mur ?

V : Quand on vous attribue ce titre, vous avez pour mission de créer le concept artistique et réaliser les plus grandes lignes du dessin. Pour être dans la logique du “Fanm kore Fanm”, j’ai travaillé de concert avec une autre fille, Aude, qui est spécialisée dans les mandalas.

D.N : Comment te vois-tu en tant que Graffeuse ?

V : Je suis fière, très fière parce qu’en Haïti il n y a pas beaucoup de graffeuses. Si je ne m’abuse, au début je crois que j’étais la seule fille. Il suffit de travailler et on se retrouve à pouvoir faire tout ce que les hommes peuvent faire.

D.F : Être Graffeuse en Haïti ça veut dire quoi ?

V : En Haïti, grafiti rime avec le vandalisme cela s’explique par le fait que notre pays n’a pas la culture du mural, mais les feed-back sont positifs et l’activité est rentable.

D.N : Quelle place occupe l’art dans ta vie ?

V : L’art est toute ma vie, j’ai commencé à 8 ans avec les cours d’art que j’avais à l’école quoique mes parents n’étaient pas trop enthousiastes au début. Au final, ils ont déduit que l’art fait partie intégrante de ma vie et que je respire pour l’art qui me permet de m’évader et de gérer mes angoisses et anxiétés.

D.N : Quel conseil donnerais-tu à une petite fille qui aimerait suivre le même chemin que toi ?

V : Je lui dirais de foncer, de se lancer et de ne pas croire que l’art est réservé aux hommes parce que pour s’épanouir, il faut faire ce qu’on aime.

D.N : As-tu des graffeurs et des graffeuses que tu aimes et qui t’inspirent ?

V : Sur le plan national Olig’arts et Assaf. Parmi les étrangers, j’aime Zabou comme graffeuse et Bansky. Ils m’inspirent et leur travaux ne me laissent pas indifférente.

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