Kattiana Duverneau - Source photo : page facebook Kattiana Duverneau

Coronavirus avant, pendant et après (maintenant); la coordonnatrice de l’AFUCH-Nord nous en parle

Cette année, la Covid-19 ou encore le coronavirus et ses conséquences ont surpris beaucoup de personnes. Même si la maladie était déjà déclarée dans plusieurs pays avant chez nous, ça n’a pas empêché qu’on ait été pris de court compte tenu de la précarité existentielle et aussi générale que connaît le pays.

A la découverte des premiers cas en mars dernier, la population a tant bien que mal essayé de limiter leur déplacement. Sous ordre du Président de la République, les écoles et les universités avaient fermées leurs portes dans le but de limiter la propagation du virus. Entretemps, les routines journalières n’ont pas changé et encore moins cessé vu que les gens ne vivent que le jour le jour.

Quelques mois plus tard, les autorités sanitaires ont affirmé qu’on a atteint le pic de l’épidémie. Pour aider à passer l’incertitude liée au coronavirus, le gouvernement a encore promis, a encore fait espérer bon nombre de gens. Est-ce que ces promesses ont été tenues ? On ne le sait pas. Pour faire un bilan de ces mois passés sous l’influence du coronavirus, qui soulignons-le est encore présent sur le territoire, nous vous présentons une série d’articles d’avant, pendant et après la Covid-19 auprès des associations et organisations de femmes. Pour ce premier jet, c’est Kattiana Duverneau, Coordonnatrice de l’ Association des femmes universitaires du nord (AFUCH), qui va répondre à nos questions.

Dofen News : En tant que Coordonnatrice d’une association de femmes, qu’avez-vous fait à l’annonce des premiers cas de coronavirus ?

Kattiana Duverneau : Du 25 mai au 20 juin, la jeune association a lancé une campagne de sensibilisation et de prévention ayant pour but de contribuer à la réduction de l’impact de la Covid-19 dans neuf (9) communes du département Nord du pays. Plusieurs jeunes femmes ont embrassé avec enthousiasme le travail de formatrice et de crieuse pendant le confinement.
Ce projet était financé par Affaires Mondial Canada à travers CECI – Centre d’Etude et de Coopération Internationale (Voix Et Leadership des Femmes/ POU FANM PI DJANM) .

D.N : Comment était votre quotidien avant le coronavirus, pendant et maintenant ?

K.D : Avant la COVID-19, l’organisation se portait à merveille. On fonctionnait au rythme de notre calendrier d’activités annuelle. Mais depuis l’apparition de cette pandémie, on n’arrive pas à le respecter et encore moins organiser nos réunions mensuelles. Chaque année, nous avions des activités clés qu’on avait l’habitude d’organiser. Par exemple, ce mois de juillet était le moment opportun pour organiser notre 6eme édition du Forum Annuel AFUCH-Nord. Tout était déjà prévu. Le thème retenu était « la participation des jeunes Femmes dans la Politique en Haïti ». Vue la conjoncture, on est en train de tout redéfinir pour être dans l’actualité.
On a aussi recensé pas mal de cas de dépression, de besoins économiques et même de violence. D’un autre côté, durant cette période, on a fait une toute autre expérience avec les membres et avec les gens sur le terrain.

D.F : Aviez-vous reçu une quelconque aide du gouvernement particulièrement les 3000 gourdes mon cash promis par le Président ?

K.D : Non, malheureusement aucun membre de l’organisation n’a été touché par l’appui du gouvernement (3000 Gdes mon cash) on n’a pas eu cette chance. Le Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes (MCFDF) avait demandé aux différentes représentantes des organisations de femmes de leurs envoyer quelques noms des femmes en difficultés économiques mais jusqu’à présent, rien n’est fait.

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