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Dayanne Danier dit oui pour l’éducation en Haïti

L’organisation Fleur de vie, créée par la styliste Dayanne Danier après le tremblement de terre de 2010, a organisé, ce 22 septembre sur le terrain de la Sun Auto à Tabarre, une journée « Back to School » au cours de laquelle trois cent (300) enfants, venus d’établissements scolaires différents, ont pu bénéficier, en plus des divertissements, d’un kit scolaire complet qui leur permettra d’avoir accès aux salles de classe pour cette nouvelle année fraîchement commencée.

Tout a commencé après le visionnement d’une émission de l’américaine Oprah Winfrey où cette dernière avait organisé un spectacle de Noël pour des enfants africains infectés par le virus du Sida.

«  Après avoir regardé cette émission, je me suis dit quelqu’un devrait organiser ce genre d’activité en Haïti. J’aimerais le faire. Mais j’ai tout de suite abandonné l’idée parce que je n’avais pas l’argent d’Oprah » a confié l’américaine née de parents haïtiens. « L’envie d’aider les enfants haïtiens a refait surface après avoir lu, à la fin d’un culte du dimanche, une invitation de dons d’une organisation qui travaillait en Haiti. M’di bon mw pa gen lajan Oprah menm ka ede yon timoun. E mw komanse ede yon timoun. » continue Dayanne avec un accent ne cache pas que le créole n’est pas sa langue quotidienne. Au fil du temps, l’envie d’apporter un plus dans l’éducation du pays natal de ses parents est passé d’un enfant à huit cent (800)  répertoriés dans la capitale et dans les villes de provinces particulièrement Mirebalais et Anse-à-Veau.

Le soleil au zénith et la poussière du terrain de la Sun Auto n’ont pas empêché aux bénéficiaires de cette édition de Back to School 2018 de s’amuser. Entre le terrain de football, les musiques du DJ, le stand de peinture sur visage et même les soins dentaires donné par le staff du Docteur Mario Sajous, les enfants, issus des classes de primaire jusqu’à la neuvième année fondamentale, ne se sont pas plaints. Bien au contraire, ils se sont amusés. 

Après près de huit ans à supporter les enfants du pays, l’initiatrice de Fleur de vie ne pense pas être satisfaite aussi facilement de son travail parce que, selon elle, l’avenir de ces enfants dépend du secteur privé et du gouvernement qui ne font pas assez et également des parents qui ne cessent de procréer sans pour autant se préoccuper de la suite. 

Pour Christelle Paul, Propriétaire de l’Atelier Calla spécialisé dans l’artisanat des cornes destiné à la création de bijoux, l’un des sponsors de l’activité, les journées organisées par Fleur de vie sont des signes de solidarité dont le pays et les enfants, en particulier, ont besoin compte tenu des difficultés et de la situation précaire auxquelles Haïti fait face en ce moment. «  Le vivre ensemble, l’amusement, le respect du prochain que l’organisation inculque à ces enfants sont des conditions essentielles et principes de vie de tous les jours que tous jeunes doivent connaitre. » a martelé la bijoutière. 

Fleur de vie, par le biais de ces activités, apporte son grain de sel dans l’éducation des petits haïtiens qui sont les futurs et meilleurs espoirs de ce pays qui a connu, jusque-là, beaucoup plus de moments de tristesse que de moment joie.

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