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Du pays lock au confinement, comment des entrepreneures du Nord s’en sortent-elles ?

Outre les tensions politiques qui sévissent dans le pays depuis les troubles du 6-7 juillet 2018, Haïti a connu de manière séquentielle et sporadique, une instabilité sans pareille ce qui met dans une situation très difficile le secteur des affaires. Les manifestations renforcées par des périodes de lock n’ont pas facilité la tâche des entrepreneures. Comment ont-elles pu tenir durant ces périodes de vaches maigres ? Et maintenant que COVID-19 s’invite de la partie avec le confinement comme pièce maitresse, leur avenir semble chargé d’incertitudes.

avions assisté à un soulèvement populaire digne de figurer dans les annales de l’histoire d’Haïti. Un héritage historique qu’il faudra transmettre aux générations futures, ajoutées à celles dont le pays a déjà fait face. Depuis, le pays est plongé dans des épisodes plus régulières d’instabilité. Un mouvement dénommé « pays lock » a pris le jour. Mouvement initié par l’opposition politique qui consiste à paralyser toutes activités sur le territoire, à contraindre tous les citoyens à s’emprisonner chez eux et du coup forcer le président à abdiquer. Si en temps normal les entrepreneures haïtiennes plaignent des maux de non accompagnement de l’état, de l’incertitude du marché, de la difficulté à se procurer des matières premières et du taux continuellement grimpant du dollar qui les retiennent en otage, les violences dues au moment de lock, la peur et la paralysie totale des activités les ont mises à genoux et leur caisse déjà en rouge a augmenté en négativité. A noter que cette période lock instauré depuis 2018 s’est produite par intermittence et à chaque fois pour une durée de temps différente a continué jusqu’au dernier trimestre de 2019.

L’année 2019 a tiré la révérence, ses deux semestres boycottés sur tous les fronts. Même l’opposition s’est sentie épuisée. A bout de force et à bout de fonds. Une trêve apparente s’établissant, un semblant de goût à la vie veut reprendre possession de nos sens ensommeillés, forcés d’être immobiles. Bien vite, la lueur d’espoir de 2020 s’est transformée en doutes et incertitudes. La nature s’est mêlée de la partie. Alors que, mis à part l’insécurité qui fait désormais partie intégrante de notre quotidien, l’épidémie covid-19 qui faisait des victimes en Chine fin 2019 a évolué et passé au stade de pandémie. Pour se protéger le monde s’est mis en mode lock. Les frontières sont bloquées. Le coup de grâce est donné à l’économie mondiale et particulièrement aux entrepreneures haïtiennes dont la condition précaire n’a fait qu’empirer.

L’obligation de confinement n’apporte pas de nouveaux gains dans les bourses de la majorité de nos entrepreneures. Contraintes à s’adapter à une économie défaillante et pour certaines à ne plus pouvoir s’approvisionner en matières premières vu que les frontières sont fermées. On parle désormais de l’avant Covid et de l’après Covid. Est-ce que nos entrepreneures seront en mesure de garder l’équilibre pendant cette période de cessation d’activités ? Et comment feront-elles pour gérer l’après ? Avec les changements d’habitude et autres ?

Certains pays prévoient des moyens pour aider les entrepreneurs à faire face à la plus grande crise sanitaire jusque-là enregistrée de ce siècle. Ici en Haïti, le gouvernement n’est pas encore au stade d’aider les citoyens voir octroyer des subventions aux entreprises pour assurer leur survie. Des entrepreneures du Nord donnent leur opinion sur cette situation à laquelle elles font face et face à laquelle elles sont impuissantes et sans recours.

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