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Haïti, un pays difficile pour les entrepreneures

Ordinairement, un début de week-end en Haïti est synonyme de repos, de détente et de plaisirs. Mais, cette fois, ça n’a pas été le cas. Le week-end du 6 au 8 juillet 2018 a été un enfer pour les populations de la zone métropolitaine et de certaines communes du pays.

En milieu d’après-midi de ce 6 juillet, les yeux de tous étaient rivés sur leurs écrans pour regarder le match du quart de finale de cette coupe du monde qui opposaient le Brésil et la Belgique. Pendant ce temps, le gouvernement se préparait à augmenter le prix des carburants comme il l’avait annoncé quelques mois auparavant. 

Nouvelle mesure mais mauvais timing. Arrivé aux oreilles des populations, cette annonce a vite transformé des milliers de différentes couches sociales en une tornade infernale qui a ravagé tous ce qui étaient sur son passage. 

Cette mesure prise par les autorités a été le détonateur qui a poussé des hommes et des femmes, qui essayaient malgré les divers soucis économiques de sortir leurs têtes des eaux dans un pays où rien n’est offert, à sortir de leur gonds et de commettre l’irréparable.

Les pertes matérielles occasionnées lors de ce soulèvement sont énormes. Des supermarchés, des magasins, des banques, des hôtels ont été pillés et certains ont même été, après coup, incendiés. 

Toujours aveuglé par la colère et comme possédé par leurs envies de faire comprendre aux dirigeants leur désaccord, la population en rogne s’en est même prise à des entreprises qui n’ont rien à voir à la situation politique du pays notamment l’Ecole de danse LynnWilliams Rouzier, une école qui existe depuis plus de cinquante (50) ans en Haïti. 

Après ce climat de terreur, toutes les couches sociales haïtiennes sont touchées. On dirait que le quotidien des habitants dans ce pays autrement appelé la Perle des Antilles est résumé à un cumul d’encaissement de mauvais coups qui sont pires les uns que les autres. 

Des suites de ces jours de violences, il y aura bien plus de chômages qu’à l’ordinaire. Haïti devient au jour le jour un pays où le mot tranquillité et épanouissement sont fictifs.    

Et pourtant, il y a aura toujours des femmes et des hommes qui lutteront dans l’espoir d’avoir des jours meilleurs. Les victimes de ces derniers jours aussi seront de la partie parce qu’Haïti fait est indivisible, fait partie de nous. On doit tout faire pour sauver ce qu’il en reste et essayer d’aller de l’avant en dépit de ce qu’on traversé jusqu’à aujourd’hui.        

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