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Le Mouvement pour l’Intégration et l’Émancipation des femmes handicapées (MIEFH) fait des heureuses

Après treize(13) années à s’adonner à la cause des femmes vivant avec un handicap, les aléas du secteur ne sont plus un secret pour Régine DIÈGUE. Elle-même vivant avec un handicap depuis son enfance.

Un parcours hors du commun pour la fondatrice et coordonatrice de MIEFH. Enfant, elle a dû fait face à ses camarades pour se faire une place dans son école.Cette quête ne fut pas facile. Elle dut se battre émotionnellement et physiquement, malgré ses limites, pour se faire respecter et faire fuir ses camarades qui s’en prenaient à elle et peut-être inconsciemment à sa dignité. Elle a lutté durant toute son adolescence et jusqu’à l’âge adulte pour se faire entendre, accepter mais encore dans cette lutte elle a pu créer sa propre carapace et s’est aimée et acceptée.

On retiendra sa ténacité à se construire une réputation hors du commun, à se former et à se forger une place dans une société qui ne fait cadeau à personne, surtout aux femmes et encore moins à celles vivant avec un handicap.

Déterminée, fougueuse, Mme Diègue a compris que son engagement était auprès des siens. La raison pour laquelle elle a créé MIEFH pour que les femmes handicapées dans le Nord puissent avoir un ton unifié, une plus forte résonance pour que la communauté puisse désormais entendre leurs revendications.

MIEFH ne se contente pas de faire des plaidoyers. L’organisation met en œuvre, avec l’aide de partenaires, des programmes pour aider ces femmes à acquérir l’autonomie.

MIEFH développe un accompagnement assez spécifique également compte tenu des besoins des membres qui diffèrent. Les femmes ont accès à un service psychologique. Elles sont orientées selon leurs occupations et reçoivent beaucoup de formations.

Du 15 Mai au 20 Juin, grâce au support de “Humanité et Inclusion”, 10 bénéficiaires, membres de MIEFH et vivant avec un handicap ont reçu une formation en Décoration et montage de Plan d’Affaires.

Parmi les activités phares de l’organisation, citons “Nwèl Timoun Andikape” et “Fèt Manman Andikape”.

“Beaucoup de ces femmes ont fini par s’accepter telles qu’elles sont grâce aux formations continues, aux appuis psychologiques. Elles sont à présent tellement bien dans leur peau, qu’elles s’ouvrent au monde, s’expriment à la radio pour réclamer le respect total de leurs droits”, nous raconte Mme Diègue avec beaucoup de fierté.

Régine Diègue continue à nous faire savoir qu’elle reçoit quotidiennement des témoignages de femmes handicapées qui sont parvenues à se libérer et à s’aimer. Qui n’ont plus peur d’affronter les regards des autres, qui sont prêtes à sortir de leur cocon.

Les personnes vivant avec un handicap sont des personnes à part entière, elles ne devraient pas mener une lutte pour chercher à s’intégrer dans une société qui devrait les protéger, les encadrer et les aider à briller.

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