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Les viols, une autre forme d’insécurité en Haïti

L’insécurité qui sévit dans les rues de Port-au-Prince prend de l’ampleur un peu plus chaque jour. Cette fois, ce sont les jeunes femmes qui plus est universitaires qui sont ciblées. Victimes de viols en sortant de leurs établissements, elles sont désormais marquées et tachées par une insécurité qui prend chaire à chaque heure qui passe. Une insécurité qui a pris pour cible leur pudeur, leur intégrité et leur espoir.

Les discussions de cette semaine sont fondées autour de ce dossier sordide : des jeunes femmes sont attaquées puis violées à la sortie de leurs universités et des fois à proximité. A la télévision, sur les stations de radios, sur les réseaux sociaux ; la nouvelle a choqué tout le monde. Pour l’heure, aucun chiffre officiel n’est publié pour faire état du nombre des victimes. 

Selon les informations diffusées notamment sur les radios de la capitale, la première attaque s’est produite ce 17 mai à la Rue Mont Joli où deux (2) étudiantes de l’Université Quisqueya ont été agressées sexuellement par des hommes armés. Quelques jours après, une jeune fille d’une vingtaine d’années a été appréhendée par des individus à la Ruelle Rivière, près de l’Université de Port-au-Prince. Elle a malheureusement subi le même sort que les précédentes.

Dans le but d’éviter que cela se reproduise, le rectorat de l’Université a annoncé ce 21 mai la prise de plusieurs mesures via une note signée par Jacky Lumarque, le recteur. Parmi elles, on peut citer : la disponibilité d’un bus toutes les vingt (20) minutes à partir de cinq (5) heures de l’après-midi qui assurera le trajet entre le Campus et le Star-Mart de Turgeau, l’installation de lampadaires fonctionnant à l’énergie solaire et de caméras de surveillance dans les zones avoisinantes de l’Université. En collaboration avec le Sous-Commissariat de Canapé-Vert, une patrouille fera des rondes régulières dans le quartier.

Les internautes, les membres de la société civile, les familles et amis des victimes, les organisations de femmes ont dénoncé ces actes odieux perpétrés contre ces jeunes femmes. Parmi les organisations de femmes, on peut citer entre autres Nègès Mawon, la Solidarite fanm ayisyèn (SOFA), l’Action et Formation pour la promotion et l’épanouissement des femmes (AFPEFEMMES). 

La violence faite à l’égard des femmes a toujours été un sujet d’actualité en Haïti mais cette fois, la population, les parents, les jeunes, victimes ou pas, sont carrément dépasser par les événements parce que détruire l’espoir d’une jeunesse qui fait tout pour survivre dans un pays où tout semble perdu, c’est comme empêcher une personne qui suffoque d’atteindre une bombe à oxygène. 

Espérons que les entités concernées réagiront le plus vite possible, avant que ce phénomène ne soit national.

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