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Crédit photo : Dofen News

ONA-Fanm renforce le commerce des petites marchandes à travers le pays

En 2017, l’Office National d’Assurance-Vieillesse (ONA) a lancé le programme « ONA-Fanm ». Vu que l’accès au crédit est très difficile, le projet a été créé dans le but de permettre aux femmes notamment les Madan Sara de commencer une petite entreprise à un faible taux de 1%.

Trois (3) ans après, une équipe de Dofen News a rencontré une dizaine de marchandes qui ont leurs tréteaux installés au marché de fruits et légumes de Pétion-ville. Ces femmes ont accepté de nous parler de leur expérience « avant et après » le programme ONA Fanm. 


Il était environ 8h30 quand l’équipe est arrivée au marché de fruits et légumes de Pétion-Ville situé à la rue Ogé. Arrivée à l’entrée du marché, certaines des marchandes étaient en train d’installer leurs fruits. On y voit de toutes sortes. C’est carrément impossible de ne pas trouver de quoi embellir ses plats. Accueillie par l’une des bénéficiaires du programme ONA-Fanm, elle nous a présenté au reste de l’équipe. Pour ces femmes, l’aventure ONA-Fanm a commencé il y a environ un an, du temps où le marché était équipé de téléviseur. Elles ont été surprises de voir l’un de leurs clients joué dans une publicité de la présentation du programme ONA-Fanm.   


« Quand on a vu notre client à la télévision, on s’est toute mise d’accord pour lui demander des informations dans le but d’intégrer le programme », nous explique Lourdelagne Médor, l’une des marchandes. Quand on lui a parlé, il nous a conseillé de former un groupe de dix (10) femmes vu qu’ONA Fanm a été créé pour des femmes membres d’une association quelconque, a-t-elle continué. 


Depuis, elles ont intégré ONA-Fanm. Durant plusieurs mois, tout se passait très bien, elles respectaient les délais de prescription pour le crédit, elles travaillaient dure pour ne pas tomber sous les sanctions administratives « regleman pa gate zanmi » comme dit le proverbe haïtien. Malgré leur dévouement pour respecter les dates d’échéance, les diverses versions du phénomène Pays Lock ont eu raison de leur bonne volonté. 


« Notre business marchait très bien. La situation n’était pas tout le temps parfait mais on arrivait quand même à respecter notre engagement envers l’ONA-Fanm. Le pays lock a tout changé. Les gens ne prennent pas le risque de sortir dans la rue pour venir acheter de fruits. L’argent ne rentre pas du coup, on a du retard dans nos recouvrements », se lamente Marida Pierre Paul. Maintenant que les activités ont repris, on espère pouvoir revoir nos clients habituels et de nouveaux nous serons en mesure de vendre nos fruits et légumes et continuer à honorer nos engagements, conclut-elle.   


Pour Lourdelagne Medor qui vend des fruits depuis plus de vingt ans et qui avait entamé son commerce après l’obtention d’un prêt dans une institution dont elle n’a pas précisé le nom, son expérience avec ONA-Fanm est de loin la meilleure principalement à cause du faible taux taxé par les responsables.  


Jeanne François est du même avis que sa voisine. Elle qui a déjà fait plusieurs essais de crédit avoue que le taux imposé par ONA-Fanm est bien meilleur qu’ailleurs ce qui lui facilite vraiment la tâche au moment de rembourser le prêt. 


Pour savoir comment bien gérer un argent octroyé lors d’un prêt, Marlène Bousiquot a dévoilé la combinaison parfaite. Pour celle qui ne cache pas son enthousiasme quand est venu son tour de parler du programme, le secret réside entre autres dans la discipline, l’organisation des dépenses et le respect des délais d’échéance. 


Dans ce marché, inauguré en 2014, compte environ cinquante marchandes de fruits et de légumes, une dizaine d’entre elles sont des bénéficiaires du programme ONA-Fanm. Même si les affaires ne marchent pas comme sur des roulettes, ces mères de familles remuent ciel et terre pour continuer de faire partie de la grande famille ONA-Fanm. Un programme qui, selon elles, a changé en mieux leur train-train quotidien de Madan Sara. 

Les bénéficiaires n’ont pas caché leur joie et ont profité de l’occasion pour remercier le Président de la République SEM Jovenel Moise et le Directeur général de l’ONA Monsieur Chesnel Pierre.


Rappelons que le programme ONA-Fanm dès son lancement avait permis à des milliers de femmes, à travers le pays, de bénéficier d’un prêt de 25.000 gourdes remboursable sur une durée allant de 6 à 12 mois à un taux de 1% mensuellement.

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