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Carline Sévère - Source photo : soumise par Carline Sévère

Quand les bijoux prennent vie sous les doigts de Carline Sévère

A ses débuts, Carline Sévère évoluait dans le monde de l’administration. Diplômée en gestions des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et en marketing à l’Université Quisqueya, elle a toujours voulu intégrer le monde du business d’où sa motivation de prendre part à des formations par-ci par-là notamment en entrepreneuriat.

Après ses différentes expériences dans le monde du travail, elle a voulu réaliser l’un de ses objectifs qui est de fonder un atelier de création d’œuvre artisanale sans pour autant savoir que ça serait des bijoux.

« L’idée d’ouvrir un atelier m’est venue en 2012 après avoir regardé une interview de la designer Donna Karan dans laquelle elle faisait les éloges de l’art haïtien. Je me suis dit pourquoi une personne vivant dans le pays ne pourrait pas faire comme elle », nous raconte Carline Sévère. Elle est tout de suite redescendue sur terre en faisant face à la réalité. « Kob mwen te bezwen pou ouvri atelye a te telman anpil, mw pat ka jwenn li. Kom mwen pa’t vle bay ide a vag, mw kòmanse achte ti boul yo konn fe braslè yo e se lè sa tou mwen konnen mwen te konn fè bijou », continue la jeune femme en souriant, et c’est ainsi qu’elle a commencé à créer ses premiers bijoux. 

Carline Sévère a décidé de nommer sa première ligne de bijoux « Klasik Bijoux » vu qu’elle les fabriquait. Toutefois, l’institution allait être rebaptisée pour porter le nom de sa toute première collection “Kafe Dore’’. « J’adore le café et son odeur est extraordinaire. Pour moi, il est un liquide doré. La première chose que je fais le matin c’est d’en boire un verre. », confie la jeune femme.

C’est dans un espace bien aménagé, à l’arrière de la maison de la bijoutière, que la magie de Kafe Dore opère. Sur la cour, à première vue, on se croirait au milieu d’objets inutilisables prêts à être jeté pourtant, la moindre pièce est utile. Dans le studio d’exposition, on voit par exemple des bracelets, des boucles d’oreilles et des bagues. Avec une équipe composée de quatre personnes incluant Carline, ils sont confectionné avec de la corne, du bois, du cuivre, du bronze et du cuir. Très soucieuse du travail bien fait, c’est la fondatrice de Kafe Dore elle-même, qui s’occupe de l’assemblage final des bijoux. 

« Les bijoux de Kafe Dore sont des bijoux ethniques. Des pièces qui peuvent parler à notre place, qui peuvent dire qui on est. Les bijoux doivent être le symbole de notre identité, de notre culture et Kafe Dore est le mélange de tout ça. » a laissé entendre l’entrepreneure. 

L’une des ressources qui a permis aux bijoux de Carline Sévère à se faire un nom sont les ressources humaines notamment ses amies qui lui ont poussées à ne pas baisser les bras quand rien n’allait. Pour rendre hommage à l’une d’entre elles (Djhannah Charles) partie trop tôt, la creatrice a lancé en juillet dernier, la collection, et dernière jusqu’à date, « Granfanm » à travers laquelle elle met à l’honneur les femmes qui inspire le respect. 

En prélude aux fêtes de fin d’année plus précisément au mois d’octobre prochain, Carline Sévère organisera, dans les locaux de Kafe Dore à Puits Blain 36, une exposition pour présenter de nouvelles pièces pour les fans habitués des joailleries ethniques, tendances et à la mode.   

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