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Une bonne ressource humaine pour un bon gouvernement d’Haïti

Selon l’article 19 de la loi électorale, « Est électeur tout Haïtien des deux sexes, qui a 18 ans accomplis le jour du scrutin, est inscrit dans le registre électoral, est titulaire d’une carte d’électeur, jouit de ses droits civils et politiques, n’a pas convaincu de fraude électorale, n’est pas en état de banqueroute frauduleuse.

La démocratie est dite, le pouvoir au peuple. Pourquoi paraîtrait-elle tant compliquée alors qu’on a les moyens de tout réformer ? Il me semble cependant qu’on ne manque pas de bras car tous veulent briguer le pouvoir mais par contre ne serait-ce pas investir dans notre économie que de mieux choisir nos dirigeants ? Avec le Covid-19, les intempéries et l’insécurité monstre qui dominent les chroniques de l’actualité ; nous tentons d’oublier premièrement, les élections qui approchent à grand pas et deuxièmement, notre rôle de citoyen étant à mieux éduquer le peuple pour un électorat éclairé. Mon point de vue serait une meilleure ressource humaine pour un meilleur gouvernement du pays. Qui dit Ressources humaines, dit l’administration du personnel, la gestion prévisionnelle des effectifs, la formation et le maintien de la cohésion sociale. Nous allons voir ensemble le schéma éligible des partis politiques ; les recommandations faites au conseil électoral provisoire ; l’idée du gouvernement fédéral pour une meilleure répartition des tâches.

1-Schéma éligible des partis politiques.
 Deux partis politiques (Démocrate et Républicain) uniques à se présenter aux élections.


Le parti démocrate en opposition au parti républicain est un parti se voulant voix des minorités sociales ; tout appartient à l’état et il y aussi une tendance à la gratuité qui ne fait pas toujours avancer les choses alors que le parti républicain est connu pour son penchant capitaliste. Il y a création d’emplois et élévation de taxes. C’est le programme de chaque candidat qui élèverait son parti. Nous puisons ce modèle du bipartisme américain qui paraît très sérieux et moins ambigu compte tenu du nombre faramineux de partis politiques et de candidats sortis de nulle part venant à se présenter aux élections. N’oublions pas qu’on lutte encore face à l’oppression.

Pierre Raymond Dumas nous a proposé dans son bouquin « Cette transition qui n’en finit pas », la coalition nationale des 23 partis politiques non-alignés de l’Opposition. Ce n’est pas un sujet nouveau alors pourquoi nous ne prenons pas les moyens pour et nous ne faisons pas mieux l’éducation civique de notre peuple sur le bénéfice à savoir céder la place. Ce programme d’éducation civique devrait être pris en main par le Ministère de l’éducation nationale en association avec les médias, les écoles et les communautés religieuses.


Il est aussi à noter que l’union qui est à la base de ce qui a fait notre indépendance est un concept très compliqué pour nous autres Haïtiens. Il serait bon que chaque parti puisse déjà se représenter en tant que démocrate ou républicain. On ferait les lots. Puis ces partis pourraient créer un rassemblement pour savoir qui sera le leader clé. Si ceci ne peut se faire, l’on a des doutes sur la stabilité des prochaines années de gouvernance.


 Remodélisation des partis politiques

Les membres ne seraient plus inactifs. Ils seraient un backup à leur leader en travaillant sur des projets et moyens pour y parvenir tout au long de l’année. On lancerait des concours de projets et ce serait un moyen pour les plus jeunes de s’implanter et de se rendre utile. Un nouveau moyen également d’enjoliver les curriculum vitae (CV). Les partis politiques qui sont d’assez bons recruteurs devraient interpeller les jeunes aussi sur les différents choix de secteurs tels que le secteur culturel qui manque de bras en Haïti soit à un taux de 2% selon une source de l’OMRH. On devra recruter non plus pour les votes et le brigandage mais pour une pensée spéciale pour notre jeunesse. Plus loin, verrons-nous, la gestion de l’accès aux postes décisionnels par le CEP.

2- Les recommandations faites au conseil électoral provisoire.
Il nous faudrait un forum ou plateforme de souches variées pour la proposition de dirigeants dépendamment des réalisations passées et actuelles. Les secteurs clés: Médias, Eglise, Ecole, Organisation, Entreprise privée ou publique. Il serait bon à noter le rôle des responsables de ressource humaine (OMRH) dans la réforme du CEP en augmentant les exigences pour participer aux élections. Le CEP d’après moi, a toujours été sérieux vu la démarche promue par l’article 29 de son module où les membres du conseil sont appelés à prêter serment devant un juge de paix prononçant ses paroles: « je jure devant Dieu et sur mon honneur de bien et fidèlement remplir ma mission comme membre du bureau d’inscription, conformément à la constitution et à la loi électorale. »


Selon l’article 289 de la Constitution pour la constitution du CEP, il est dit : Les Haïtiens sans distinction de sexe et d’état civil, âgé de dix-huit (18) ans accomplis, peuvent exercer leurs droits civils et politiques s’ils réunissent les autres conditions prévues par la Constitution et par la loi. Donc tous, nous pouvons faire les changements nécessaires là où il le faut.
Sans critiquer le nouveau CEP, nous lui rappelons encore une fois son devoir pour la réforme et la tenue d’élections franches et dans les délais impartis et la détermination d’un quota de participation des femmes aux élections compte tenu des 36% de voix féminines qui sont dans l’administration publique. Comment le CEP devrait-il embrasser l’idée d’un gouvernement fédéral ?


3-Idée de gouvernement fédéral. Réduction de coût de ce dit projet par la révision des privilèges inutiles.

  • Le fédéralisme serait une réponse au creux dans le service publique pour un bilan de 8 fonctionnaires pour 1000 habitants selon l’OMRH. Grâce à Internet, nous savons que les états fédérés ne disposent généralement pas du droit de sécession. Le fédéralisme est un ensemble d’états qui se sont unis et qui ont une certaine autonomie tout en reconnaissant une autorité supérieure commune. Ce serait une bonne idée dans la mesure où cela contribuerait à la production nationale où chaque département ou nouvellement état fédéré aurait comme objectif de se parfaire dans une spécialité de sa région. Telle que ville touristique, ville agricole etc.…

On aurait créé une économie d’autosuffisance où les régions inter-changeraient entre eux et où la vie serait plus abordable. Il serait bon de penser à réduire les privilèges des dirigeants. Plus de postes, moins de privilèges. Le fédéralisme serait à tester pendant 5 ans et ce serait un moyen de voir la bonne volonté de nos dirigeants que de diriger à un moindre coût. Les résultats parleraient d’eux-mêmes. Et si la tentative est rentable, l’on pourrait gratifier les dirigeants de privilèges si et seulement si l’économie du pays le permet. Notre économie ne permet pas la cécité aux privilèges. Optons pour une meilleure justice sociale. Et dans cette même optique, comment guider le peuple avec cette répartition de tâches ?

  • Culture du résultat et moins de palabres. Une bonne répartition des tâches avec des personnes compétentes et qualifiées. Cela activerait le processus de développement. Pour nous aider, on pourrait s’investir dans l’éducation du peuple. Education du peuple sur qui fait quoi. Ici, je me range du côté des éternels protestataires qui ne savent justement pas qui blâmer car quand on a les soucis, nous ne savons pas vers qui nous tourner. Pourquoi l’Etat n’aurait pas sa propre chaîne télévisée qui diffuserait uniquement les affaires de l’Etat et serait géré par le responsable de communication et les relations publiques de chaque instance dirigeante. Il y aurait moins de manipulation de nouvelles (fake news) et ce serait une affaire de transparence pour chaque gouvernement que d’investir en ce sens.

Pour finir, le saviez-vous ? Pour être élu président de la République d’Haïti, il faut :

1) Etre haïtien de naissance et n’avoir pas répudié sa nationalité d’origine.

2) Résider dans le pays depuis cinq années consécutives avant la date des élections. (Ce qui a changé vu l’intégration de la diaspora dans les affaires politiques)

3) Avoir reçu décharge de sa gestion si on a été comptable des deniers publics. Mais saviez-vous aussi qu’être ministre ou qu’être président ce n’était au fait qu’avoir une bonne capacité de relations publiques et savoir signer des chèques. Alors qui font bouger les ministères, le palais national ? Au lieu de pointer du droit ce qui ont parfois la bonne volonté ; Il faudrait donner comme requête à tout candidat de présenter non seulement un projet de gouvernance réaliste et avoir son comité directionnel sur place et un organigramme complet. Il faudrait aussi surveiller l’oppresseur au discours mielleux car on veut des leaders flexibles face au cri du peuple.

Une loi serait bonne d’être votée afin d’exiger certains citoyens à répondre à l’appel pour venir diriger tout comme il est dans notre devoir de répondre à l’appel pour être membre d’un jury. Car nous avons besoin de bras et de bras qualifiés. Qui sera l’élu au pouvoir ? Pensez-y déjà !

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