© %author%

Une Journée internationale des femmes rurales sous le signe de la mobilisation

Entre mer au bleu de cristal et montagne à la verdure luxuriante, Chardonnières se révèle une carte postale vivante où la douceur d’un matin invite à du farniente.
Par conséquent la foire agro-artisanale organisée par le Ministère à la condition féminine et aux droits des femmes dans cette commune de la côte sud prend tout l’air d’une kermesse. Toute la ville, notables et gens ordinaires sont venus faire de plein de victuailles, d’articles utilitaires, religieux et décoratifs qui sont fabriqués dans le Sud ou bien au-delà. Il y avait des expoansantes issues du Nord dans l’une des structures partenaires de la foire.
Sur les étals, melon à eau, figues et goyaves se côtoient allègrement comme un tableau d’un grand impressionniste.
La foire débutée ma veille s’est pour ainsi dire bouclée avec une activité sur une estrade planté au coeur du site pour l’occasion ce vendredi 15 Octobre, jour même dédié aux femmes rurales.
Il faut dire que les femmes étaient tout à fait l’honneur.
La jeune chanteuse Daphné Alta habillée en déesse Vodou a entonné l’hymne national.
Parmi les discours les plus marquants on ne peut passer sous silence celui de Sylvie Rameau la mairesse des Cayes qui a évoqué combien les femmes du grand sud sont davantage plongées dans la précarité à cause du séisme. Elle en a appelé à la mobilisation des femmes pour combattre l’insécurité. Selon elle, les femmes sont celles qui font à manger, qui font l’amour avec les malfaiteurs par conséquent elles ont le pouvoir d’aider à combattre cette infamie qui gangrène notre pays.
Le moment fort demeure la distribution d’outillages et d’intrants agricoles à des femmes et des associations de femmes rurales. La ministre Sofia Loréus, l’auteure de cette foire sous le thème  » Fanm riral se senbòl rezistans pou remanbre ekonomi peyi a. An kore yo pou yon sosyete san fòs kote », n’a point ménagé ses efforts. Elle n’est pas restée dans le confort de la place de choix qu’elle a eu sur l’estrade. Elle est allée à la rencontre des gens, leur poser des questions et aussi participer à la distribution.
Jocelyne Jean-Louis présidente de la structure Rasanbleman Madan Sara Dayiti en marge de la cérémonie a évoqué dans une réflexion qu’on publiera bientôt la nécessité pour l’État de garantir la sécurité aux Madan Sara dont celles du grand Sud qui ne peuvent pas rentrer à Port-au-Prince à cause du problème de Martissant.
Jean Jean Roosevelt, l’homme à femmes( du fait de ses nombreuses chansons en leur faveur) a chauffé à blanc l’ambiance pour le bonheur des femmes rurales à qui l’activité est dédiée.

Laisser un commentaire

Catégories