© %author%

Source photo : page pagebook Claire Lydie Parent

Claire Lydie Parent revient sur la scène politique

Femme politique de carrière, Claire Lydie Parent est ancienne mairesse de la commune de Pétion-Ville. La sexagénaire qui a lutté contre la dictature est aujourd’hui l’une des deux (2) femmes membres de la commission de passation de pouvoir installée récemment par les membres de l’opposition. Contactée par le journal, elle a accepté de faire le point.

Dofen News : Que pensez-vous de la commission de facilitation de passation de pouvoir ? Pensez-vous que l’objectif qui est la démission du président sera atteint ?
Claire Lydie Parent : Je crois que la formation d’une commission pareille doit être la bienvenue au sein de chaque famille haïtienne. Puisque nous menons une lutte pacifique, nous savions déjà que ça allait être long et je suis très sûre que monsieur Jovenel Moïse finira par écouter la voix de tous ces centaines de millier d’haïtiens et haïtiennes réclamant son départ à la tête du pays. Il démissionnera, il partira car le peuple est déterminé.

D.N : Vous avez déjà une carrière politique bien remplie, pourquoi aviez-vous décidé de vous relancer en intégrant cette commission ? Qu’est ce qui vous a motivé à le faire ?
C.L.P : Quand vous aimez votre pays avec un sentiment si profond comme le mien et que vous avez l’habitude de le servir honnêtement, sincèrement et sans aucun intérêt personnel, en accomplissant de bonnes choses pour son bien-être, vous ne pensez jamais à la fatigue ni au repos mais au contraire vous nourrissez toujours l’envie de recommencer à chaque fois que cela le demande. C’est l’amour pour mon pays qui m’a motivée.

D.N : Certaines personnes ont critiqué les initiateurs de ladite commission qui, selon elles, ont sous-représenté la jeunesse en la formant, êtes-vous de cet avis ? Pouvez-vous nous donner votre opinion sur la question ?
C.L.P : Est-ce que c’est vrai que la critique est aisée mais l’art est difficile ? De toutes les façons, quoique qu’on dise elle est belle et bien physiquement représentée même si ce n’est pas comme on l’aurait souhaité. Comment pourrait-on faire dans une commission de neuf (9) membres insérer tous les secteurs de la vie nationale. L’église, le vodou, le sport, les handicapés, les enfants, le 3e âge, les paysans, les ouvriers et j’en passe ne sont pas physiquement représentés mais ça ne veut pas dire qu’ils sont mis à l’écart dans le programme pour une nouvelle Haïti. 

D.N : En tant que femme membre de la structure, quels sont vos attentes ?
C.L.P : 
Mon attente n’a pas de sexe malheureusement. Mais j’ai une vive et brûlante attente de voir démarrer mon petit pays. 

D.N : Pensez-vous que la présence d’une femme comme vous, expérimentée dans le domaine de la politique, pourra apporter quelque chose de positive dans les ambitions de la commission dont l’attente du départ du président ?
C.L.P : C’est la poursuite et la continuité des manifestations à travers le pays et dans chaque habitation qui pressurera monsieur Moise à entendre raison et quitter le pouvoir pour qu’on puisse, homme et femme de cette terre chérie, commencer le travail du changement tant souhaité par les fils et filles du pays tant en Haïti qu’ailleurs. 

La commission a une feuille de route qu’elle doit respecter et chaque commissaire est là pour surveiller à ce qu’elle soit respectée.

Laisser un commentaire

Catégories