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Source photo : soumise par Edwin Elius

Lawouze, une collection pour prouver que le handicap n’est pas une limite

L’Association pour l’Autonomisation des Femmes Haïtiennes à Mobilité Réduite (AAFHAMR) en collaboration avec la marque RootSa élaborée par la styliste et ancienne Miss Cottecheese Pierre ont lancé la collection « Lawouze ». Des œuvres artistiques qui sont la combinaison de création, de mise en commun, d’espoir et surtout de vie. Pour vous aider en savoir plus sur cette collection et sur les femmes qui en sont à l’origine, la rédaction a rencontré Edwin Elius et Cajuste Dorlyne, avocate devenue semi-paraplégique après le tremblement de terre du 12 janvier, qui sont respectivement Secrétaire générale de l’AAFHAMR et artisane de Lawouze.

Dofen News : D’où vous est venue l’idée d’associer Rootsa et AAFHAMR pour créer la collection Lawouze ? 

Edwin Elius : Tout a commencé après une formation en macramé et artisanat qu’on avait fait pour les membres de l’association. A l’issue de cette dernière, on a eu l’idée de les aider à faire plus grand, à aller au-delà de ce qu’elles avaient appris. C’est ainsi qu’on a contacté Cottecheese Pierre de Rootsa et on a lancé Lawouze avec quatre (4) de nos adhérentes. La collection « Lawouze » est le fruit d’une solidarité épatante, une manifestation même de l’entraide et la solidarité mise en art. 


D.N : Maintenant que vous avez Lawouze, avez-vous d’autres projets ?
E.E : 
Pour le futur, on souhaite, avec les artisanes de Lawouze, créer d’autres collections dont une pour les hommes et les enfants. On organisera des foires où l’on présentera de nouveaux produits notamment des bijoux. 


D.N : Cajuste Dorlyne, vous êtes l’une des artisanes. Pourquoi aviez-vous consenti de nommer la collection « Lawouze » ? 
Dorlyne Cajuste :
 Ici en Haïti, le terme Lawouze a beaucoup de définitions. Pour nous, il exprime la collaboration, le partenariat, la nouveauté, l’espoir, la joie, le courage particulièrement pour les personnes handicapées pour leur dire de ne pas perdre espoir, de continuer d’aller de l’avant, de rêver et surtout d’avoir toujours confiance en elles.    


D.N : La collection Lawouze comprend combien de produits ?
D.C :
 Elle comprend des valises dont Lawouze, Choublack et Wax Wouze qui représentent chacune un aspect local, des sandales et aussi des bourses en tissus, du wax, du carabella et avec de la peinture. Les produits peuvent être assortis, tout dépendra de l’attente du client. On a aussi créé un ensemble spécial Saint-Valentin.


D.N : Lors du tremblement de terre, vous étiez étudiante en Droit. Aviez-vous toujours eu des aptitudes pour l’art et la création ? 
D.C : 
Sincèrement, pas vraiment. Après que je sois devenue semi-paraplégique, j’ai dû me trouver un passetemps, penser à autre chose, voir la vie d’une autre façon et continuer à croire en moi pour ne pas tomber dans la dépression il m’était très difficile de l’accepter car je n’étais pas née comme ça.      
  

D.N : Quel message souhaitez-vous faire passer à travers votre collection ? 
D.C : 
Avec Lawouze, on souhaite prouver que le handicap, que les déficiences physiques ne peuvent pas être des limites ou des barrières dans notre quête pour atteindre la réussite car aucun rêve n’est pas trop grand, aucun rêveur n’est trop petit. Il suffit juste d’y croire et d’agir. D’où ma phrase fétiche : Quand on veut, on peut ».

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