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L’équilibre entre les sexes, un enjeu de taille

Ce jeudi 24 mai, la Ministre à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes (MCFDF) Eunide Innocent et quelques membres du Comité Technique Multisectoriel d’Appui au Quota (COTEM) ont organisé une conférence de presse pour présenter un Avant projet de loi d’application du quota d’au moins 30% de femmes pour les prochaines élections.

Dans les locaux du MCFDF, la Ministre Eunide Innocent et Jessie Ewald Benoit, membre de COTEM, ont parlé de ce projet de loi qui a été déposé, depuis quelques temps, au Conseil Electorale Provisoire (CEP). En 2012, la Constitution amendée de la République d’Haïti dans l’article 17.1 reconnaissait la participation d’au moins 30 % de femmes à tous les niveaux de la vie nationale. Ceci n’empêche qu’au sein de la 50e législature, on a qu’une (1) femme sur 29 au Sénat et 3 sur 117 à la Chambre Basse.     

Dans l’ensemble, le quota du genre est un outil qui vise à encourager la participation en masse des femmes à la vie politique d’un pays. Pour que cette initiative soit considérée comme un fait réel, des économistes dont Michelle Romulus et Nadine Napoléon ont rédigé, en 2014, une politique d’égalité femmes/hommes d’une durée de 20 ans (2014-2034). Un document qui appuie fortement la présence des femmes dans les espaces de décisions politiques.

Dans ce sens, pour s’assurer que le pourcentage soit respecté, à traver ce projet de loi, plusieurs recommandations importantes ont été faites, incluant des sanctions en cas de non-respect. 

Parmi ses recommandations, citons entre autres : 

Au sein du parlement 

– Les partis politiques, groupement politiques et regroupement de partis politiques doivent obligatoirement présenter au moins 30% de femmes sur leurs listes de candidates/candidats à la députation et au Sénat. 

Concernant les sénatoriales 

– Trois (3) départements  sur les dix départements seront réservés aux candidatures féminines exclusivement.

Concernant les Chambre basse 

– 30% des circonscriptions électorales seront réservées exclusivement aux femmes candidates. 

Il est clairement écrit : Tout partis, groupements et regroupements politiques qui ne respectent pas les prescriptions telles qu’elles sont mentionnées dans la loi électorale à propos du quota de représentation des femmes dans leur listes, n’obtiendront pas de financement et leurs listes ne seront pas prises en compte.     

Les hommes ont été, pendant longtemps, considérés comme les seuls à faire des choses importantes. Cette forme de discrimination a eu un fort impact dans l’éducation des enfants du pays où ils pensaient qu’il n’y avait que les hommes à pouvoir procéder à un travail important. En dépit de la faible représentation  des 52% de femmes de la population, ceci ne les a pas empêché de participer au développement du pays.

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