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L’inclusion des personnes handicapées en Haïti, une nécessité

Selon la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) et l’article 19 de la convention relative aux droits des personnes handicapées (CRDPH), toutes personnes handicapées ont droit à l’autonomie de vie et l’inclusion dans la société.

L’inclusion des personnes handicapées reste un problème qui interpelle tous ceux qui y sont concernés. Ces personnes font face à toutes sortes de discrimination parce qu’elles vivent avec une incapacité physique, elles doivent supporter les regards et les insultes des autres tout au long de leur quotidien. 

Plusieurs mots discriminatoires sont utilisés pour parler d’eux ce qui parfois les empêche de s’intégrer comme ils le devraient. La coordonnatrice de l’Union des femmes à mobilité réduite d’Haïti (UFMORH), Soinette Désir voudrait que l’académie du créole haïtien s’accentue sur les termes péjoratifs utilisé pour parler des personnes handicapées et compte, dans ce même contexte, leur proposé un lexique de « ce qu’on dit et ce qu’on ne dit pas » à une personne vivant avec un handicap. 

En Haïti, l’intégration des personnes à mobilité réduite est déjà difficile et l’inclusion encore plus, le système éducatif haïtien en est bien la preuve. Laissant en classe de 6ème année le centre Saint Vincent qui offre des services spécialisés pour des personnes à besoin spéciaux, les jeunes sont livrés à eux même dans un pays où rien n’est accessible à ces personnes. « La génération actuelle de normalien en formation devrait avoir une formation adéquate au cas où il aurait n’importe quelle personne ayant un handicap dans leur classe. Pour qu’il y ait inclusion, il faudrait que les différents moyens permettant de combler les besoins de ces personnes soient disponibles et adaptés leur niveau d’handicap, ce qui n’est pas le cas en Haïti », a expliqué Soinette Désir lors d’une entrevue accordée au journal. 

Qu’en est-il du futur de ceux dont la marge d’action des parents est limitée ? Non pas par manque de volonté mais pas faute de ne pas pouvoir répondre aux besoins adéquats que recommande le handicap de leurs enfants.

Rappelons que l’UFMORH a été créé en 2009 pour plaider en faveur d’actions gouvernementales y compris des campagnes médiatiques formelles, pour lutter contre les stéréotypes et promouvoir les droits des personnes handicapées.

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