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Monstra de Venise : Audrey Diwan la sixième femme à décrocher le Lion d’Or

La réalisatrice française d’origine libanaise Audrey Diwan a remporté samedi dernier le Lion d’or à la 78e édition du Festival international du film de Venise dit Mostra de Venise, avec son film sur l’avortement titré « L’Événement ». Une récompense qui fait d’elle la sixième femme à décrocher ce titre cinématographique prestigieux.

Nous sommes à l’ère des femmes dans le cinéma. Et pour cause, la scénariste et journaliste Audrey Diwan a reçu le Lion d’or de la Mostra de Venise, la plus haute distinction accordée au meilleur film du Festival. On s’en souvient des réalisatrices Julia Durcournau et Chloé Zhao qui ont reçu respectivement la Palme d’or à Cannes pour le film « Titane », cette année et l’Oscar du meilleur film et le Golden Globe du meilleur réalisateur pour « Nomadland », toujours en 2021.

« Quelque chose est en train de changer. Une femme a gagné l’Oscar, une femme a gagné la Palme d’or, une autre a gagné le Lion d’Or. Ça signifie forcément quelque chose, ça ne peut pas être le hasard », a déclaré Audrey Diwan à ce sujet.

Le sujet du film nommé à Venise est d’actualité. Au début du mois de septembre, l’Etat du Texas a interdit l’avortement au delà de 8 mois. « Malheureusement, quand vous travaillez sur l’avortement, vous êtes toujours dans l’actualité », a souligné la scénariste de 41 ans.

« L’Événement », est une adaptation cinématographique du roman du même nom, de la romancière Annie Ernaux publié en 2000 chez Gallimard. L’histoire narre la vie d’une jeune étudiante qui cherche désespérément à interrompre sa grossesse dans le but de continuer ses études.

Le site Allociné présente le synopsis ainsi. « Je me suis faite engrossée comme une pauvre. L’histoire d’Anne, très jeune femme qui décide d’avorter afin de finir ses études et d’échapper au destin social de sa famille prolétaire. L’histoire de la France en 1963, d’une société qui condamne le désir des femmes, et le sexe en général. Une histoire simple et dure retraçant le chemin de qui décide d’agir contre la loi. Anne a peu de temps devant elle, les examens approchent, son ventre s’arrondit… ».

Après avoir reçu le Lion d’or, l’éditrice a affirmé à la tribune que son travail ne s’approprie pas au militantisme mais reste dans le concret. « J’ai essayé de mettre le spectateur à la place de cette jeune femme, pour que chacun vive son voyage. Avec ce prix, je sais désormais que ce voyage peut être fait, que l’on soit une femme ou que l’on soit un homme », a-t-elle ajouté.

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