Crédit photo : Dofen News

Sur fond de tension, la nouvelle ministre à la condition féminine est installée

Ce mardi 18 septembre 2018, Madame Evelyne Sainvil, a été installée comme la nouvelle ministre à la condition féminine et aux droits des femmes par Marie Gréta Roy Clément ancienne Ministre de la Santé Publique et de la Population du gouvernement Moise – Lafontant, reconduite dans le présent gouvernement. Nommée par arrêté présidentiel le 5 septembre 2018, Madame Evelyne Sainvil remplace officiellement Eunide Innocent, qui a été à la tête de cette institution pendant dix huit (18) mois.

C’est dans un contexte de vive tensions que s’est déroulé la cérémonie de l’installation de la nouvelle Ministre de la CFDF. En effet, tôt ce matin une dizaine de femmes ont regagné l’espace du ministère pour dénoncer le choix de la   nouvelle titulaire dudit ministère. D’après les protestataires les membres du cabinet de la nouvelle administration sont illégitimes. 

Très remontées, certaines d’entre elles ne ménagent pas leurs mots pour exprimer leur désaccord sur le choix de la nouvelle cheffe d’orchestre. Elles accusent le Premier Ministre son excellence Jean Henry Céant de repêcher les membres de son cabinet dans les rangs de personnes qui évoluent en dehors du pays. Deux groupes se sont vite formés ; d’une part les partisans de la nouvelle Ministre et d’autres part ceux de l’ancienne Ministre madame Eunide Innocent.

Cette dernière, dans son discours, se dit fière de ses réalisations durant le temps passés à la tête du ministère. La militante féministe en profite pour remercier ses collaboratrices, ses collègues Mnistres et invite sa succésseure à faire preuve de leadership et de courage pour mener à bien cette institution qui est le fruit de luttes et de travaux assidus.

De son côté madame Sainvil, déclare être prête à assumer la tâche qui lui est confiée. Elle appelle tous les cadres et les employés à collaborer pour mener à bien sa mission en tant Ministre. A savoir, faire respecter le principe des trentepour cent  (30%) dans les institutions de l’administration publique, combattre la violence faites aux femmes et aux filles.

Notons que le gouvernement Moise-Céant ne respecte pas le quota de trente pour cent de femmes, imposé par la constitution de 1987 amendée. Sur les 18 Ministres nommés, il n’en compte en effet que cinq femmes.

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