© %author%

Viola Davis incarne une guerrière intrépide du Dahomey dans « The Woman King »

Le film The Woman King met en scène l’épopée des Agojié, un corps de guerrières du Dahomey (actuel Bénin) au XIXe siècle. La réalisatrice Gina Prince-Bythewood y prend certaines libertés avec l’histoire du royaume et son passé esclavagiste. Ce long métrage spectaculairement présenté, apporte aussi une visibilité bienvenue à une partie de l’histoire africaine encore peu représentée à l’écran.

Porté par un souffle épique, le film de Gina Prince-Bythewood revisite l’histoire africaine pour défendre un message féministe et anticolonialiste. Tous les projecteurs sont braqués sur un groupe de guerrières défendant corps et âme leur clan.

L’intrigue se déroule dans les années 1920, il est question d’esclavage, de l’emprise des Européens sur le peuple noir et ses terres. L’histoire fictive des Agojie est basée sur le véritable destin des Amazones du Dahomey. Nawi est d’ailleurs le prénom de celle que l’on considère comme la dernière Agojie, une Béninoise s’étant battue contre l’armée française à la fin du XIXe siècle.

The Woman King est donc une ode à la femme et à sa force, à l’Afrique et à sa beauté. Le corps des guerrières en mouvement, les paysages époustouflants, les habits, les chants, les danses… Tant de choses émerveillent dans ce long métrage de plus de deux heures. Les scènes de combat sont extraordinaires, tout est somptueusement chorégraphié. Les moments de drame sont déchirants. L’intrigue est captivante et palpitante. Les acteurs jouent fantastiquement leur rôle.

Le film dépeint la vie réelle des guerrières du royaume du Dahomey au XIXème siècle. Sorti dans les salles de Ciné à la mi-septembre, il a déjà engrangé 19 millions de dollars de recettes, selon des chiffres provisoires du cabinet Exhibitor Relations publiés le dimanche 2 octobre.

L’actrice oscarisée Viola Davis y joue Nanisca, une guerrière chevronnée qui forme la prochaine génération de recrues chargées de lutter contre un royaume rival africain plus important et des marchands d’esclaves européens.

L’histoire est extraordinairement présentée, l’unité de guerrières protège bec et ongles le royaume. Leurs aptitudes et leur fureur n’ont jamais trouvé d’égal.

Inspiré de faits réels, The Woman King suit le destin épique de la Générale Nanisca, qui entraîne cette nouvelle génération de recrues et les prépare à la bataille contre un ennemi déterminé à détruire leur mode de vie.

Situé dans l’actuel Bénin, le royaume du Dahomey était jadis l’un des plus florissants d’Afrique de l’Ouest. Au XIXe siècle, une guerre sanglante l’a opposé au royaume voisin d’Oyo. En 2015, lors d’un voyage au Bénin, la productrice Maria Bello s’est penchée sur l’histoire des Agojie, une armée de femmes au service du Dahomey. Ces redoutables guerrières ont notamment inspiré la garde rapprochée du roi du Wakanda dans le film Marvel Black Panther. Les voici aujourd’hui célébrées dans une superproduction qui prend beaucoup de libertés avec l’histoire tout en s’inscrivant dans la guerre Dahomey-Oyo.

Le jeu de Viola Davis dans ce film lui vaudra peut-être un autre Oscar, qui sait. Ou du moins une sélection. Elle interprète ici avec la justesse qu’on lui connaît une femme forte à la tête d’une armée, une femme qui sait se battre et tuer de sang-froid. Une femme qui, on l’apprend bien assez vite, a aussi des failles, des cauchemars qui la hantent. Le film nous plonge dans un passé glorieux d’une partie d’histoire du berceau de la civilisation de l’humanité.

Plus de publications

Laisser un commentaire

Catégories