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Cuba, un exemple pour le féminisme

On ne parle pas de Cuba sans mentionner la révolution de 1959. L’île n’en était pas à sa première en cette dite date, toutefois cette révolution fut celle qui aboutit, celle qui se voulait de charrier au fond du ravin les problèmes structurels dont la nation faisait face.

Les frères Castro furent les leaders du mouvement du 26 juillet 1953, date lors de laquelle ils ont fait une première attaque soldée par un échec cuisant et l’arrestation du chef de file Fidel Castro, jeune avocat de 27 ans. Cuba était loin des avancées dans les domaines tels que la santé, l’éducation, le sport, etc. Plus de 40% des enfants de 6 à 14 ans n’étaient pas scolarisés. Egalement un taux d’analphabétisme très élevé qui touchait les femmes en premier lieu. 

Pourquoi chez les femmes il y avait beaucoup plus d’illettrées ?

Les femmes ont toujours dû se battre pour leurs droits les plus élémentaires. Nombreuses sont les sociétés qui croient que la femme n’était pas apte à être éduquée ou tout bonnement n’en voyait pas l’utilité. Ces sociétés patriarcales, masochistes ont une idée arrêtée de ce qu’est la femme. Pour leurs dirigeants, la femme est synonyme de travaux ménagers, de responsabilité domestique et rien de plus. 

La société cubaine d’alors, aux commandes du général dictateur Fulgencio Batista n’avait qu’à suivre le courant et confinait ses femmes aux foyers pour y élever les enfants. Voici donc la tâche qui leur était consignée, alors que depuis la révolution de 1933 elles avaient acquis leur droit de vote. Leur situation était dans un sens rétrogradée, il fallait que cela change et peu de femmes arrivaient à intégrer le sphère politique, réservé aux hommes.

Changements survenus avec la révolution de 1959

« Des humbles, par les humbles et pour les humbles». Voilà la mission que s’était fixé Fidel en menant cette révolution. Elle n’était plus une démarche spontanée comme l’a été celle du 26 juillet 1953, mais un acte planifié, étudié qui devait réussir coûte que coûte. Les inégalités divisaient le peuple. La question raciale était mal en point. La mission du groupe révolutionnaire était de parvenir à une meilleure répartition des richesses sur l’île, d’apporter des réformes dans les domaines qui favoriseraient l’élévation de la nation, de donner une voix aux opprimés, aux noirs, mais aussi et surtout de rendre à la femme cubaine sa dignité et d’étaler au vu de tous leur potentiel. « La femme cubaine, doublement humiliée et reléguée par la société semi-coloniale avait besoin de sa propre organisation, qui représenterait ses intérêts spécifiques et qui travaillerait pour obtenir la plus grande participation dans la vie économique, politique et sociale de la révolution » Dixit Fidel Castro. 

Un peloton militaire exclusivement féminin dénommé «Mariana Grajales »  intégrèrent la guérilla en 1958 dans la sierra maestria pour combattre au même titre que les hommes, pour combattre pour leur avenir et celui de tout un genre. Certains qualifient cette révolution d’émancipatrice, car en plus d’avoir permis à l’île de faire des progrès considérables, elle a donné aux femmes la liberté civile et pleinement politique. L’avenir de la femme cubaine n’était plus contrôlé par une tierce masochiste et patriarcale mais elles avaient droit de veto dans les prises de position, elles avaient désormais une voix et une place dans la société. Elles pouvaient être éduquées, instruite et formées professionnellement.

Avril 2018

De nouvelles pages s’écrivent dans l’histoire de l’île des guerriers. Un nouveau gouvernement ayant comme président Miguel Díaz-Canel vient d’être élu, legitimisé par Raul Castro son prédécesseur. Cette passation cristallise à jamais les héros de 1959 et tend la main aux générations d’après, aux non historiques mais utiles à la société. Cette génération dont est issue le nouveau président. 59 ans après Cuba renforce la promesse de la révolution : « Des humbles, par les humbles et pour les humbles». 2 femmes de couleur sont élues vice-présidentes Ines Maria Chapman et Beatriz Jhonson. La femme cubaine n’a eu de cesse de se positionner dans la gérancede son pays et de faire montre de leur savoir faire et connaissance.  

Cette victoire est une façon d’inclure les métisdans les prises de décision moins présents sur la scène politique. Faire en sorte que tout le monde soit intégré, que tous participent à l’élévation de cette nation. Cuba reste un exemple à suivre dans la Caraïbe.

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