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Derline Sénat, tout feu tout flamme

La présentatrice et mannequin Derline Sénat s’est livrée à cœur ouvert et sans langue de bois sur sa passion qu’est la mode. L’originaire de la ville de Saint-Marc qui est versée dans le mannequinat depuis 2015 a présenté ses vives critiques sur ce secteur et aussi ses précieux conseils pour une meilleure image du fashion en Haïti.

Ensemble de lingerie dorée, nattes collées avec des mèches jaunies extra longues, regard de braise. La mannequin de 27 ans dont les modèles préférées sont Tico Armand, Naomi Campbell et Samantha Kersaint (sa mentor), apparaît tout feu tout flamme dans sa dernière publication.

Derline Sénat a fait ses débuts dans le mannequinat, il y a 6 ans de cela soit en 2015. Sa présence dans le domaine découle d’un malheureux événement. « J’avais une bonne amie à moi qui est décédée suite à un accident. Elle appréciait vraiment tout ce qui a trait à ce domaine », confie-t-elle. Pour vivre son rêve, elle s’est lancée un 18 mai en l’honneur de la fête du bicolore en posant pour Ayiti foto. Et depuis lors, elle ne cesse de poster devant l’objectif.

« J’ai posé à maintes reprises pour plusieurs magazines africains quoique je ne les ai pas encore visités. Je fais des formations pour des agences. J’accompagne des jeunes filles qui vont participer dans des concours de Miss également. J’ai déjà participé dans plusieurs clips » explique-t-elle sur sa carrière dans le secteur.

Pour une meilleure image de la mode en Haïti, Derline pense qu’on doit reconsidérer les choses, d’éviter d’embaucher des filles sur la base de copinage. En gros les gens qu’il faut et à la place qu’il faut. « Nous devons éviter de faire les choses en « ti zanmi », avoir un beau physique ne suffit pas pour être mannequin professionelle, il faut avoir des aptitudes et des pré-requis. « , fustige-t-elle.

Pour la présentatrice de M&M show, la mode ne se résume pas au mannequinat, c’est tout un ensemble. « On retrouve dans ce domaine, les mannequins commerciales, les mannequins passerelles, les participantes dans les concours de beauté y compris les membres organisateurs, les accessoiristes, les responsables des boutiques de mode, les artistes et bien d’autres encore », élabore-t-elle.

Par ailleurs, Derline ne mâche pas ses mots sur le style de pas mal d’artistes féminines haïtiennes en vogue, qui laisse à désirer, selon elle. Plusieurs peinent encore à trouver un look personnel qui leur sied bien. Son souci en premier lieu est que les gens prennent généralement les critiques de façon personnelle.  » Si je critique tel ou telle artiste cela ne signifie que j’ai un problème avec la personne, bien qu’il y ait une façon de le faire. On ne peut le nier », argue-t-elle.

Son conseil est la suivante,  » chère, cher artiste avant de dépenser des millions dans un vêtement, pensez à embaucher un ou une aide-accessoiriste, une designer, une styliste avant d’aller sur scène. Je suis désolée de vous le dire, la plupart d’entre-eux vous, « se grimas, tenten, demagoji na p fè nan figi moun ». Elle ajoute pour ces dernières, « quand on vous critique, vous avancez que vous savez ce que vous faites ou encore vous affirmez que c’est pour faire du buzz à l’instar des artistes étrangers-ères. Pendant que même pour le buzz, elles ont une façon de le faire ».

Toujours selon elle, il ne suffit pas de voir un beau vêtement sur Internet et d’un coup, vous manifestez le désir de l’avoir pendant que vous ne savez même pas de quelle morphologie vous êtes. « Prenez des spécialistes de mode pour vous assurer une meilleure image sur la scène », conseille-t-elle.

Les projets de la femme d’affaires sont multiples. D’une part, elle travaille pour le moment sur deux émissions de mode à savoir M&M show et un autre dont elle garde le nom encore secret. D’autre part, elle compte bientôt présenter une ligne de lingerie nommée « Suck and kiss » qui devrait être disponible l’année prochaine. Mais aussi une crème solaire.

Pour toutes les jeunes filles qui aimeraient faire carrière dans la mode, Derline vous dit de finir d’abord vos études avant de prendre cette voie. « Kenbe lekòl nou, lapriyè e respekte paran nou, enstwi tèt nou. Vin mannken pa yon senp bagay », insiste-t-elle.

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