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Dominique Anglade quitte la vie politique

La députée canadienne d’origine haïtienne, Dominique Anglade, jette l’éponge. Minée par la contestation de son leadership qui enflait jour après jour, elle fait une croix sur la vie politique ce lundi 7 novembre 2022. Elle démissionne comme cheffe du Parti libéral du Québec (PLQ) et quittera ses fonctions de députée de Saint-Henri–Sainte-Anne le 1er décembre.

Dominique Anglade tourne la page de sa carrière politique après presque sept ans jour pour jour après son élection dans une partielle comme députée libérale de Saint-Henri–Sainte-Anne. La femme politique d’origine haïtienne plie l’échine sous le poids des « intrigues internes ».

« Si j’ai choisi la politique comme véhicule, c’est parce qu’au plus profond de moi, j’ai la conviction que l’on doit travailler pour chaque personne, peu importe où elle habite sur notre territoire, peu importe le milieu duquel elle est issue », a-t-elle déclaré.

Elle en a informé le président du PLQ, Rafael Ferraro, puis elle en a fait l’annonce dans un hôtel de la circonscription de Saint-Henri–Sainte-Anne, qu’elle représente à l’Assemblée nationale depuis 2015, lundi avant-midi.

« Les enjeux démographiques, culturels, socio-économiques et écologiques sont trop importants pour que l’opposition officielle soit déchirée », a déclaré l’ex-vice-première ministre devant deux fleurdelisés. « Le Parti libéral du Québec doit opérer un renouvellement de son offre politique, et de sa façon même de faire de la politique, et n’a pas le luxe d’être miné par des intrigues internes dont les Québécois n’ont que faire », a-t-elle ajouté.

Dominique Anglade demeurera députée jusqu’au 1er décembre, ce qui lui permettra de clore certains « dossiers de circonscription » et de saluer les acteurs locaux avec qui elle a travaillé au fil des sept dernières années.

Dominique Anglade n’a pas précisé ce qui l’attendait pour la suite, évoquant simplement « un nouveau chapitre » de sa vie. Elle n’a répondu à aucune question après son allocution.

Les électeurs de Saint-Henri–Sainte-Anne se rendront donc aux urnes une nouvelle fois au plus tard à l’été 2023. En effet, le Conseil des ministres devra adopter le « décret qui ordonne la tenue de l’élection partielle, au plus tard six mois à partir de la vacance », soit le 1er juin 2023.

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