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Leicka Paul, une belle promesse du HMI

À l’occasion de la sortie de son nouveau titre, « Lè w pa la », la chanteuse haïtienne Leicka Paul s’est livrée sur sa carrière d’artiste. Au micro de Dofen News, celle qui se voit comme une malade de musique s’est exprimée sur cet amour, son ambition et ses difficultés rencontrées.

Dofen News : Pouvez-vous vous présenter à nos lectrices, lecteurs ?

Leicka Paul : Mon nom est Leicka Paul, une jeune artiste haïtienne. Mère d’une petite fille. Née à Port-au-Prince, le 19 juillet 1993. J’ai laissé le pays à l’âge de 15 ans pour les États-Unis, où j’ai fait mes études classiques et universitaires. Je suis infirmière et femme d’affaires.

D.N : Depuis quand avez-vous commencé à faire de la musique ?

L.P : La musique a été toujours pour moi une passion. J’ai commencé à chanter depuis l’âge de 6 ans à l’église. Toutefois j’ai intégré l’industrie musicale en 2017 avec mon premier morceau, « Ou kapte mwen », qui a été un succès sur les plateformes musicales. Je ne m’attendais vraiment pas.

D.N : Qu’est ce qui vous a amenée à faire de la musique ?

L.P : J’ai été motivée par les membres de ma famille qui ont toujours cru en moi. Ayant vu mon amour pour la musique, ils m’ont fortement conseillé d’en faire mon gagne-pain. Je me suis lancée avec le support infaillible de mes parents combiné avec mon entière conviction. Je me souviens quand j’étudiais, j’avais cette habitude de transformer mes leçons en chanson.

D.N : Avec quelle ambition vous vous êtes lancée dans le monde musical ?

L.P :  Honnêtement c’est pour valoriser la culture haïtienne vers des contrées lointaines comme les continents africain et européen. Si on prend à titre d’exemple « Lè w pa la » qui est un mélange de troubadour, solo compas et de quick afro. Lorsqu’ils écoutent ce son, ils vont se questionner sur l’origine de ce style. Et c’est ce que je veux faire, vendre une autre tendance. À quoi bon de se caler à un rythme qui n’est pas le sien ? Ils ne vont pas être étonnés si vous apportez que de l’afro, car ils l’ont déjà.

D.N : Quelles sont vos chanteuses modèles à l’échelle nationale et internationale ?

L.P : Pour Haïti, je suis une grande fan d’Emmeline Michel. Aux États-Unis ma préférée reste Jennifer Hudson.

D.N : Quel projet proche avez-vous ?

L.P : Le projet que j’ai pour le moment est la sortie de mon nouveau son. « Lè w pa la », une collaboration avec DJ Jackson.

D.N : Parlez nous un peu de ce morceau ?

L.P : C’est une musique qui parle de ce qu’on ressent dans une relation mais qu’on ne dit pas, lorsque votre partenaire se retrouve éloigné physiquement, dans le cadre d’un voyage, du travail ou même des sorties entre ami-e-s. Le titre « Lè w pa la » vient de Steevibe. Après lui avoir exposé mes idées sur ce quoi je voulais m’exprimer, il m’a proposé de le nommer ainsi. Suite à cela, on a commencé à travailler sur le texte.

D.N : Quels ont été les différents obstacles que vous avez rencontrés ?

L.P : J’ai été souvent boycottée dans le secteur musical. Pour m’aider, la fixette est souvent faite sur mon physique que sur mon talent. Si je n’étais pas une malade de musique, j’aurai longtemps abandonné. Néanmoins je reste confiante. Personne ne peut me faire obstacle.

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