© %author%

Linda Félix, une femme d’engagement et de foi

Quoique en proie à une paralysie, Linda Félix ne ménage point ses efforts dans l’exercice de son métier d’aide-soignante à la Maison Espoir de Port-de-Paix qui est dédiée aux enfants malades. Pour cette femme qui ambitionne depuis l’âge où elle jouait à la marelle d’ouvrir un centre pour les enfants atteints du SIDA, Femme Dofen Awards lui donne l’impression de ne pas être invisible.

Née le sept (7) Septembre 1965 à Port-Margot dans une petite localité appelée « Nan coco » Linda Félix est une femme extraordinaire qui vit avec une paralysie et qui s’adonne tout de même corps et âme à l’épanouissement des enfants et des jeunes handicapés.

Très croyante, Linda ne rate aucune occasion de remercier Dieu pour ses bienfaits. Elle se dit avoir plein de raisons pour être reconnaissante. D’ailleurs, elle termine toutes ses phrases par « Grâce à Dieu ». L’humilité est un trait de personnalité qu’on peut remarquer à première vue chez elle.

Depuis des années maintenant, Linda Félix travaille à la Maison Espoir de Port-de-Paix précisément à la Pointe-des-Palmistes. C’est un travail qui lui plaît et qui lui donne le sentiment de pouvoir réparer certaines négligences. En effet, elle raconte avoir raté plusieurs doses de ses médicaments contre la tuberculose osseuse et à cause de ça elle est devenue paralysée. « Depuis lors, j’encourage les parents à bien vouloir être attentionné envers les enfants, à veiller qu’ils prennent correctement les médicaments et à ne pas rater les rendez-vous médicaux », explique Linda.

Pour notre battante, l’année 2020 a été une bénédiction même si elle n’a pas pu renouveler à cause de la pandémie une habitude qui lui tient vraiment à cœur. En effet, tous les deux ans, Linda Félix s’offre un voyage vers les Etats-Unis et achète plein de choses dont les enfants ont besoin. Parlant de pandémie, elle avoue que grâce au ciel aucun des enfants de la maison Espoir n’a été contaminé.

Son plus grand rêve ? Elle voudrait construire une maison pour les enfants qui ont le SIDA et qui ont été rejetés par la société. « J’en rêve depuis l’enfance », a-t-elle affirmé. Elle croit qu’ils peuvent être utiles. Qu’ils ne doivent pas être marginalisés. Qu’ils méritent au contraire d’être encadrés.

Linda Félix qui vient de découvrir Femme Dofen Awards trouve que c’est une belle initiative. Être nominée lui donne le sentiment de ne pas être invisible. « Je n’ai pas les mots appropriés pour décrire ce que je ressens. Je ne m’attendais pas à cela. Je suis flattée. Merci milles fois d’avoir pensé à moi », conclut la femme de foi.

Laisser un commentaire

Catégories