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La charismatique Gérardine Eliodor de la FOFEDES

Gérardine Eliodor a créé en août 2017 la FOFEDES, Fédération des Organisations Féminines pour le Développement et leur Epanouissement dans le Sud et mène depuis lors un combat acharné pour l’équité du genre.

Élevée par un père entrepreneur et une mère laborantine, Gérardine a commencé de très tôt par s’intéresser à la vie communautaire dès l’adolescence. Elle savait aider ses parents et prenait part à certaines initiatives. Madame aimait se sentir utile.

Plus tard, elle s’orientera vers la communication, l’entrepreneuriat et le marketing. Sans compter, les nombreux séminaires qu’elle a suivis sur l’économie, les stratégies politiques et l’équité de genre. « J’adore m’instruire » , a-t-elle confié.

S’il y a un secteur qui passionne le plus Gérardine, c’est la politique. Un vrai défi pour les femmes d’évoluer dans ce domaine là qu’on croit être pour les hommes », dit-elle.

Pour elle, « c’est faux ! ». Les femmes tout comme les hommes ont le droit de faire carrière dans ce qu’elles souhaitent.

En 2010, elle était membre de la Coordination départementale et membre de l’implémentation du parti PHTK dans le Sud. Une collaboration qui n’a pas fait long feu. « J’ai essuyé des déceptions avec ce parti ainsi qu’avec les alliés du Sud, j’ai préféré me retirer.

Cependant, ceci ne m’empêche pas d’être toujours active », a -t-elle avoué. Loin de la décourager, cette expérience qu’elle qualifie de « fâcheuse » a donc forgé encore plus son caractère.

Déterminée, elle n’a pas hésité une seconde à être Facilitatrice pour « Femmes en Démocratie » pendant un certain temps.

Gérardine, c’est une femme dévouée. Elle a le coeur sur la main. Elle s’intéresse beaucoup au sort des personnes les plus vulnérables particulièrement celles qui vivent dans les sections communales et les milieux reculés. Avec la FOFEDES ( Fédération des Organisations Féminines pour le Développement et leur Epanouissement dans le Sud), qui regroupe un ensemble d’organisations, elle organise régulièrement des formations sur la citoyenneté, la délinquance juvénile, les mesures préventives contre les IST, les violences conjugales, l’équité de genre et s’occupe aussi de l’accompagnement légal en cas de viol ou de violences.

Pendant le confinement, elle a mis en place des cliniques mobiles et proposé des campagnes de sensibilisation dans plusieurs sections communales des Cayes.

Quoique certains projets ont été retardés, par exemple la donation de kits, à cause de la situation sanitaire, Gérardine croit tout de même que ça devra bientôt aller mieux et que son projet d’installer un dispensaire dans une section communale où les gens n’ont aucun accès à la santé pourra bientôt aboutir selon les mots de la battante.

Gérardine a accueilli avec émotion sa nomination à « Femme Dofen Awards » cette année, une distinction qui tend à récompenser des femmes qui ont des impacts positifs dans les communautés où elles évoluent. Elle a affirmé que cette initiative permet de faire connaître et de découvrir le talent des femmes haïtiennes, surtout dans une société sexiste où la femme doit de se battre continuellement pour avoir sa place.

Heureuse, toute émue, elle dit éprouvée un sentiment de satisfaction.« Sincèrement, je m’ y attendais pas. C‘est un honneur pour moi d‘être nominée parmi tant d’autres. Je peux dire que cela me motive plus que jamais à ne pas lâcher prise. J’encourage vivement nos sœurs de toujours tenir face aux difficultés parce que les bonnes actions paient toujours » a-t-elle avoué.

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