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Afghanistan : Des fillettes vendues pour assurer la survie de leur famille

Plusieurs villes afghanes sont frappées de plein fouet par la misère. Pour y faire face, bon nombre de familles viennent à vendre leurs petites filles pour ne pas mourir de faim. Entre 400 à 3000 dollars environ, ils vendent des filles en bas âge en attendant des années après qu’elles rejoignent la famille de leurs futurs maris. Des témoignages poignants recueillis par des journalistes de l’AFP, deux jours de cela.

Qala-i-Naw est la capitale de la province de Badghis en Afghanistan où se trouve un camp de déplacés, fuyant la sécheresse. Plusieurs familles ont témoigné qu’elles étaient obligées de vendre leurs filles pour pouvoir survivre.

« Les fillettes, Farishteh, six ans, et Shokriya, un an et demi, sourient près de leur mère dans leur abri d’argile recouvert de bâches trouées, les habits et le visage couverts de boue. Sans savoir qu’elles ont été vendues récemment aux familles de leurs futurs maris, eux aussi mineurs. Celles-ci ont déboursé environ 3350 dollars US pour l’aînée et 2800 dollars pour sa sœur ». Des cas courants dans la région mais qui ne cessent d’accroître à mesure que la pauvreté s’intensifie.

La décision de vente est généralement prise par le père de famille incapable de subvenir aux besoins familiaux, sous les yeux de la mère désespérée. « Le fléau s’étend aussi aux camps de déplacés d’Hérat, la troisième plus grande ville afghane, un peu plus au sud. Allahudin, un déplacé originaire de Badghis, y explique avoir vendu sa fille de 10 ans. « Je ne l’aurais jamais fait si j’avais eu le choix, dit-il. Il a une autre fille, âgée de cinq ans, et s’il le pouvait, il la « vendrait aussi », a-t-il été rapporté.

« Certains jours je deviens folle, je quitte la tente et je ne me souviens pas vraiment où je vais », a soufflé une mère qui a déjà vendu deux de ces filles. Siana, neuf ans, et Edi Gul, six ans, elles ont été déplacées en direction de la famille de leurs jeunes maris. Étant donnée qu’elle est malade et endettée, son mari a déjà commencé à chercher un preneur pour son autre fille âgée de quatre ans.

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