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Après seulement 44 jours, la Première ministre britannique Liz Truss jette l’éponge et démissionne

Liz Truss a annoncé sa démission dans un très bref discours livré ce jeudi 20 octobre 2022, devant la résidence officielle du 10, Downing Street. Au pied du mur, la Première ministre britannique s’est finalement résignée à démissionner après seulement six semaines au pouvoir ressemblant à un chemin de croix pour la dirigeante conservatrice dont le programme économique radical avait provoqué une crise politique et financière.

Liz Truss n’aura pas fait long feu dans ses fonctions au Royaume-Uni. Arrivée à ce poste le 6 septembre dernier, la Première ministre a été obligée de remettre sa démission ce jeudi 20 octobre 2022. Définitivement, le Royaume-Uni est plongé dans une crise multidimensionnelle avec cette nouvelle démission.

« Étant donné la situation, je ne peux accomplir le mandat pour lequel j’ai été élue par le Parti conservateur. J’ai donc parlé à sa majesté le Roi pour lui notifier que je démissionne », a déclaré la dirigeante de 47 ans devant le 10 Downing Street, dans une très courte prise de parole.

Liz Truss a été élue Première ministre en remplaçant Boris Jhonson. Alors qu’elle n’a qu’un mois et quelques jours à ce poste, elle annonce avoir jeté l’éponge. Elle est critiquée de toute part pour avoir provoqué une tempête financière sur les marchés avec son programme économique que d’ailleurs, elle a dû abandonné. Également, la leader du Parti conservateur est rejetée par l’opinion. Elle est de plus en plus isolée, même dans son propre camp et contestée au sein de sa propre majorité. Pour cela, elle annonce avoir décidé de quitter son poste.

Liz Truss et les causes de sa démission

En une semaine, deux membres du gouvernement abandonne le navire au cœur d’une crise multidimensionnelle. Hier, mercredi 19 octobre, la Première ministre britannique, a perdu sa ministre de l’intérieur, Suella Braverman, cinq jours après avoir démis son chancelier de l’Echiquier, Kwasi Kwarteng.

En soirée, après que Downing Street a tenté de forcer la main des élus conservateurs pour qu’ils votent en faveur de la très controversée fracturation hydraulique (extraction de gaz de roche), plusieurs médias rapportaient que Wendy Morton, la responsable de la discipline de vote au sein du parti, hésitait aussi à partir.

Ces évictions ou hésitations à des postes-clés du cabinet fragilisent encore un peu plus une dirigeante en sursis, qui n’a plus ni autorité ni ligne politique après voir dû abandonner son programme économique, afin de calmer des marchés financiers qui refusaient ses baisses massives d’impôts non financées. Face à cette situation, Madame Truss a elle aussi quitté la barque.

En pleine crise économique du coût de la vie, qui voit des millions de Britanniques souffrir de l’inflation, le Parti conservateur réenclenche une élection interne pour se trouver un nouveau dirigeant – le cinquième en six ans-, alors que la précédente a eu lieu cet été, après la démission de Boris Johnson, sur fonds de scandales à Downing Street et dans la majorité.

Un scrutin pour lui trouver un successeur au sein du parti conservateur aura lieu « d’ici à la semaine prochaine », a ajouté la dirigeante conservatrice, qui devient le premier ministre à être resté le moins longtemps à Downing Street dans l’histoire britannique moderne, avec seulement 44 jours en poste.

Elle a seulement eu le temps d’assister aux funérailles de la reine Elizabeth II et de proposer un plan financier controversé par les marchés financiers afin de tenter de sortir le Royaume-Uni de son chaos économique.

Dans l’impératif de trouver un dirigeant capable d’inspirer confiance tant qu’à la population qu’au marché financier, plusieurs noms circulent au sein du parti conservateur. Parmi lesquels, Rishi Sunak, Jeremy Hunt, Penny Mordaunt qui est la ministre chargée des relations avec le Parlement. Même Boris Johnson que Liz Truss avait remplacé il y a quelques semaines fait partie de la liste.

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