Photo soumise par l’artiste AZ
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Asaphe Micaelle Jean-Louis, AZ pour ses fans

Si vous n’êtes pas trop fan de la musique, payez-vous une prestation d’AZ pour tenter une dernière chance de conversation mélomane.

On a tendance à dire le nom en articulant distinctement les 2 lettres, mais d’emblée la jeune artiste vous confirme qu’il se lit en un seul mot. Faut dire que c’est une jeune dame pleine d’assurance et de confiance en elle. Comme beaucoup de chanteurs elle a fait ses débuts dans le saint sanctuaire, Eglise de Dieu de Jérémie. Elle décrit son enfance comme étant normal, stable. Elle vécut dans un environnement artistique car son père est aussi musicien (bassiste) à l’église. 


Toutefois elle ne se projette pas une carrière d’artiste. Comment y songerait-elle ? On lui apprend à la maison que son don doit être dédié exclusivement à la gloire du Tout-puissant, car elle lui doit toute l’essence de son art.

Ses études terminées au collège Saint-Louis de Jérémie, la jeune femme boucle ses valises et met le cap vers la capitale. Elle intègre l’école normale supérieure (EUH) et obtint une licence en Philosophie. Elle entame un master à l’université paris 8 mais abandonne au bout d’1 an.

Pendant son parcours à l’université, loin de sa ville natale et de son église elle ne chante pas. Cependant, si AZ s’est démarquée un peu de la musique, la musique ne s’en est pas allée. Sa passion s’était tue pour la laisser se chercher mais n’avait pas disparue. En 2014 sur une impulsion elle monte une troupe de comédie musicale et met en scène le célèbre roman de Jacques Roumain « Gouverneur de la rosée » laquelle a été jouée au centre Numa Drouin de Jérémie. Elle a ressentit le besoin de faire sa prestation dans cette ville qui fut témoin de son enfance et de ses débuts. 


Cela a ranimé les vieilles branches endormies de sa passion. Elle était au bout de son tunnel, celui qu’elle a emprunté pour se chercher, elle a retrouvé ses repères.    

La gravité de sa voix a quelque chose de mystérieux. Elle envoûte, émue. Elle est une ligne invisible entre rêve et réalité. Pas besoin d’être mélomane pour être captivée par son talent et se laisser mener dans son univers fantasque. Un monde fait de châteaux de décibels aux fenêtres construites de cordes de guitares  et aux sols incrustés de piano pour des pas au rythme de sa passion, de la musique.

AZ a une préférence pour le Jazz qu’elle utilise comme toile de fond pour ses prestations qui sont en fait empreint de folklore haïtien, de couleur et rythme locaux. Elle déplore que ce style soit méconnu de la grande majorité du public haïtien. C’est en fait un style assez complexe résultant de la combinaison du ragtime, de la marche, du negro spititual et du blues. Il a pris naissance et forme vers 1910 dans le Sud des Etats-Unis,particulièrement à la Nouvelle-Orléans. Il trouve son essence culturelle dans la communauté afro-américaine, sa conceptrice.

AZ travaille sur son album qui doit être dans les bacs de disques très bientôt pour le plaisir des mélomanes et ceux qui veulent découvrir le monde de la musique.

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