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Ayiti art : Tête à tête avec Phelicia Dell pour un bilan de cette première édition

Durant cinq jours environ, entre le 1er et 5 décembre, le Centre Culturel de Little Haiti à Miami a reçu en beauté la première édition de « Ayiti art ». Une initiative reussie pour Phelicia Dell, l’organisatrice principale de l’activité. Dans un entretien avec Dofen News, la créatrice de mode expose un bilan positif pour ce premier lancement.

Dofen News : Dans quel contexte avez-vous réalisé Ayiti Art ? Et d’où est venue l’idée ?

Phelicia Dell : Étant donné que je suis bloquée à l’étranger par rapport à la situation socio-politique du pays, je ne me sentais pas dans ma peau. Ainsi je me suis dit que je devais faire quelque chose pour amener Haiti à moi. Cette foire est un volet de Ayiti Art qui découle d’une vision beaucoup plus grandiose que je chéris depuis des années. C’est de créer une vaste plateforme réunissant de nombreux créateurs pour monter une boutique de mode pour satisfaire la clientèle haïtienne partout dans le monde.

J’ai fait le choix de commencer avec Miami d’abord parce que cette ville représente pour moi beaucoup et pour tâter le terrain. Il y a beaucoup qui de gens qui prennent plaisir à faire des copies de nos œuvres pour duper des client-e-s qui ont du mal à trouver nos produits. On veut pallier à ce problème.

D.N : Quel bilan pouvez-vous dresser pour cette première édition ?

P.D : Je peux dresser un bilan positif pour plusieurs raisons. Au niveau marketing, j’ai reçu beaucoup de compliments par des spécialistes qui évoluent dans le milieu. Ils ont estimé que nous avons fait un bon travail en ce sens.

Financièrement la foire a été une réussite car la majorité des exposant-e-s ont été satisfait-e-s. Une satisfaction qu’ils ont partagé avec moi. Ils, elles m’ont beaucoup remercié car l’activité a été rentable et se disent prêt-e-s pour la prochaine édition le plus tôt que possible. En gros, c’est une belle réussite.

D.N : Quels sont les manquements qui méritent d’être corrigés à l’avenir ?

P.D : C’est par rapport à la planification. Nous devrons désormais le planifier plusieurs mois à l’avance. De par mon expertiste et mes expériences, cette activité devrait être planifiée 6 mois à l’avance au lieu de 15 jours. J’avais pas vraiment un staff complet avec moi pour la réalisation de ce projet, j’ai dû contacter deux jeunes en Haïti dont j’avais l’habitude de travailler, leur payer un ticket afin de venir m’aider. Quelques amis du Centre m’ont également apporté leur soutien.

D.N : Quelle est donc la prochaine étape ?

P.D : Nous sommes en train de travailler sur des productions, déjà que nous sommes invités à participer dans un show qui doit être fait au cours de ce mois à Miami. Nous avons également notre propre show prévu pour le mois de mars de l’année prochaine pour célébrer la femme avec Madame Sandy Dorsainville.

D.N : Un mot pour toutes celles et tous ceux qui ont contribué à ce que ce premier lancement soit un succès.

P.D : Mes remerciements les plus chaleureux à mon messager qui a favorisé la rentrée de mes produits qui se trouvaient en Haïti et la coordination avec d’autres artisans qui sortaient d’Haïti. À Sandy Dorsainville et son staff, la directrice du Centre Culturel qui nous a supportés à tous les niveaux.

Shylene Prempin

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