Gislaine St Germain - Source photo banquemondiale.org

A l’occasion du 8 mars 2020, la Banque Mondiale vous présente Gislaine St Germain

Gislaine St Germain est arrivée dans le secteur de la passation de marché par hasard. Ingénieure civile de formation elle a été introduite dans la passation de marché en 2004, dans le cadre d’un projet financé par la Banque Interaméricaine de Développement (BID). 16 ans plus de tard, elle est devenue incontournable dans la passation de marché au sein du Ministère de l’Agriculture, des ressources naturelles et du Développement Rural.

Aucun pays ne peut réaliser son potentiel économique complet sans une participation équitable des hommes et des femmes. Au cours des dernières années, Haiti a réalisé des progrès importants en vue de faciliter l’accès aux femmes au marché du travail. La lutte pour l’égalité des sexes étant un processus à long terme, le gouvernement, la société civile, les organisations internationales, entre autres doivent s’impliquer pour entamer des réformes nécessaires et favoriser une participation des femmes dans la croissance économique et sociale.

Le dernier rapport de la Banque mondiale « Les Femmes, l’Entreprise et le Droit » publié en 2020, informe que dans le monde, les femmes ne jouissent que de 75% des droits légaux des hommes. Haiti réalise un score de 61.3 sur 100 dans ce classement qui prend en compte le cadre légal et les réformes mises en œuvre pouvant faciliter aux femmes d’accéder à des emplois ou à monter leurs propres entreprises.

Dans le cadre de la Journée Internationale de la Femme, le 8 mars, cinq professionnelles haïtiennes évoluant dans les divers secteurs du développement relatent leur contribution ainsi que les obstacles qu’elles ont affronté à cause de leur genre.   

Qu’est-ce qui vous a conduit dans le secteur de la passation des marchés ?

En 2004, j’ai été recrutée, dans le cadre d’un appel à candidature sur un projet financé par la BID, à titre d’ingénieure civile, responsable de la cellule Infrastructures. A cette époque, une grande partie de mon travail consistait à appuyer la Responsable de la section de Passation de marché.  C’est au cours de cette collaboration, que j’ai appris les rouages de la passation de marché. Ainsi, lorsque mon mentor a laissé le projet pour convenance personnelle, j’ai été automatiquement désignée comme son successeur, vu que j’avais déjà démontré des aptitudes dans le domaine. Environ dix (10) ans plus tard, j’ai été promue Coordonnatrice de l’Unité de Passation des Marchés Publics (UPMP).

Parlez-nous un peu de quelques succès que vous avez depuis votre intégration dans le secteur

Mon adaptation rapide, malgré les subtilités qui caractérisent la fonction, a toujours été perçue comme un succès par mes collègues. Néanmoins, je peux évoquer deux témoignages de mes collaborateurs qui m’ont particulièrement marqué depuis mon intégration dans le secteur.  D’abord, il y a eu un responsable de projet qui a reconnu que le projet n’avait plus de problème de passation des marchés depuis que mon équipe ait pris en charge la passation de marché. Ensuite je peux relater le témoignage d’un Coordonnateur de projet qui, initialement, était réticent à collaborer avec moi. Cependant, avec le temps, il a déclaré qu’il a constaté que :« ladite Coordonnatrice n’est pas là pour contrarier l’avancement des projets ; au contraire, elle protège les Coordonnateurs de projet en les guidant dans la bonne direction. »

Après tant d’années d’expérience, pourquoi conseillerez-vous à d’autres jeunes femmes d’intégrer le secteur ?

La passation de marché est non seulement une profession d’avenir mais également un moteur pour le développement. Quelqu’un qui travaille dans ce secteur selon les règles de l’art fait la promotion de l’intégrité, de l’équité, de la transparence et de la saine concurrence ; ces éléments contribuent à la gestion efficace des ressources et, éventuellement, au développement d’un pays.

Comment voyez-vous le développement de carrière pour une jeune femme dans le secteur de la passation des marchés aujourd’hui ?

La passation de marché offre de bonnes opportunités. Cependant, elle exige à ceux et celles qui la pratiquent un caractère relativement fort car il ne faut pas se laisser influencer. Les jeunes hommes ou jeunes femmes qui veulent intégrer ce secteur doivent se former mais aussi doivent cultiver des valeurs fondamentales telles que : la probité, le respect de soi et d’autrui, etc.

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FR: https://www.banquemondiale.org/fr/news/feature/2020/03/06/haitian-womens-voices-international-womens-day-2020


EN: https://www.worldbank.org/en/news/feature/2020/03/06/haitian-womens-voices-international-womens-day-2020

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