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Qui est Ginite Popote, lauréate des lauréats de TOYP 2018?

Ginite est la lauréate des lauréats du concours Ten Outstanding Young Persons (TOYP) 2018. Cette distinction la met au top des dix jeunes les plus influents de ce concours organisé par la Jeune Chambre Internationale Haiti (JCI Haiti). Ce dernier tend à valoriser le dynamisme, et le dévouement des jeunes qui s’impliquent positivement dans leur communauté et Ginite l’a emporté haut la main. Dofen News, a été à la rencontre de la super lauréate de TOYP 2018 pour mieux faire connaissance.

Ginite Popote est née en Haïti. Elle a grandi à cité Soleil, dans une famille modeste. Très tôt elle a commencé à subir les stigmates d’appartenir au plus grand bidonville de la capitale. Entre les manques, moqueries, et les situations difficiles de sa zone de résidence. Elle n’a pas eu une enfance. Elle a dû affronter chaque jour la réalité d’appartenir à une zone dite de non-droit. Cependant, les difficultés rencontrées, loin d’être un obstacle, lui ont fournies l’énergie nécessaire pour avancer dans la vie. Dès l’adolescence elle a décidé de se prendre en main et de ne pas se laisser faire. Ainsi elle s’est accrochée à l’éducation ; la seule opportunité que pouvait lui offrir ses parents. Après ses études classiques, elle a étudié la Sociologie à Faculté des Sciences Humaines (FASH) et la danse à l’École Nationale des Arts (ENARTS). 

C’est une militante qui a, à ses actifs douze  (12) ans de vie associative. Elle a intégré la JCI Delmas et y a occupée divers postes de direction, elle est également membre de la Chambre de Commerce des Femmes Entrepreneures d’Haiti (CCFEH), Ambassadrice de bonne volonté pour la commune de Cité Soleil. Par ailleurs, elle préfère danser la vie dans toute sa beauté. Ainsi après avoir suivi des stages de danses en Haïti ainsi qu’à l’étranger ; et suivi des cours traditionnels de danse avec la directrice de World Dance Fusion, Katie Alaniz Rous. Elle a décidé de transmettre sa passion à des jeunes issus de quartiers précaires, a travers l’association socioculturelle Passage.

C’est une voix chaleureuse qui a répondu à l’autre bout du fil. Peau d’ébène, un sourire rayonnant, un look afro, Ginite Popote allie la beauté à la simplicité. Danseuse, comédienne elle utilise l’art comme un vecteur de développement durable pour sa communauté. Nul vainqueur ne croit au hasard, a dit Nietzche. Oui ! Ginite est un de ces vainqueurs qui croient que c’est par le travail qu’on obtient le succès. Se décrivant comme étant généreuse et courageuse, la lauréate se dit prête à tout ce qui est positif pour parvenir à ses objectifs. 

Être lauréat n’a pas été une mince affaire, elle a eu des concurrents de taille. Mais cela valait la peine. Sa désignation comme lauréate de la section culturelle est selon elle un réconfort, un stimulus qui l’incite à faire de plus grands efforts ; car il n’est pas facile de trouver l’assistance nécessaire quand on est jeune. Cette distinction peut donner de l’espoir aux jeunes de sa génération qui parfois perdent confiance en eux et en leurs talents. : Cette distinction je la partage avec les jeunes de ma génération, puisse t-elle les motive à avancer, » nous a-t-elle confiés. Être lauréates des lauréats est pour elle une fierté et une récompense à ses multiples efforts.

Les projets de Ginite sont énormes, et à l’approche du nouvel an, son agenda est très chargé. Elle aura a participé au concours des jeunes les plus remarquables du monde. Ensuite elle compte réaliser des projets relatifs à sa carrière personnelle parmi lesquels on compte: la codification de la danse traditionnelle haïtienne, travaillé sur un festival de la danse avec la World Dance Fusion, et pleins d’autres encore plus intéressants. 

Pour inviter les jeunes de son quartier à ne pas baisser les bras, l’Ambassadrice de bonne volonté de Cité Soleil leur lance un message d’espoir « J’ai vécu pendant un quart de siècle à cité soleil, je suis un produit de cette zone. L’une des choses qui a contribué à la femme que je suis devenue c’est l’éducation. Cela m’a valu beaucoup de sacrifices et de déterminations. Et aujourd’hui j’ai un devoir envers le quartier qui m’a vue naître, je dois accompagner les enfants de la zone, les encourager. »

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