Une victoire en 180 secondes pour Stéphanie St-Surin

  • Par Renée Vancie Manigat | jeudi 16 mai 2019
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Photo soumise par Stéphanie St Surin

De Petit-Goâve à la capitale haïtienne, Stéphanie St-Surin tient en main son destin et trace minutieusement la route vers le succès suivant ses termes.

Comme de nombreux jeunes, à la fin des études classiques on voit lever, ou l'espère t-on, le soleil sur d'autres horizons, d'autres cieux et très souvent cette aurore ne se pointe qu'à quelques kilomètres de la ville natale,  à savoir Port-au-Prince la capitale haïtienne dans le but d'écrire de nouvelles pages dans le livre de l'avenir. 

 

Ainsi la native de Petit-Goâve, cadette d'une famille de quatre (4) enfants a laissé derrière elle de grandes étendues de sable blanc, des traces d'une enfance au goût de sel et aux caprices des petits voiliers qui s'érigent en maître des eaux pour tenter sa chance dans cette capitale.

 

Elle fait d'une pierre deux (2) coups en intégrant l'école normale supérieure et la faculté de droit et des sciences économiques. Diplômes en poche, elle enseigne à présent l'histoire la géographie et l'éducation à la citoyenneté au collège Saint-Louis de Bourdon et au lycée Elie Dubois. En parallèle élève avocate au Barreau de Port-au-Prince.

 

Très impliquée dans la communauté, elle a co-fondé une organisation dénommée Tribune au Pluriel et fut assistante légale au Bureau des Droits Humains en Haïti où elle était point focal des dossiers de pension alimentaire et de garde d'enfant, une expérience qui donne sans nulle doute du poids à son parcours.

 

“Être lauréate de ce concours est  une grande et nouvelle page qui s'est écrite dans ma vie. C'est aussi faire l'honneur de mes parents, de mes frères et soeurs qui m'ont toujours encouragé. C'est un honneur pour le pays et aussi je me sens honorée d'avoir cheminé  aux côtés de ces huit (8) brillants finalistes. Sur le plan personnel, j'ai appris une chose : Un but bien visé peut-être atteint”. 

Stephanie St-Surin

 

Cette victoire n'a été qu'en récompense d'une passion cultivée par la jeune femme. En fait l'art oratoire est plus qu'une simple passion ou une discipline mais comme un mode de vie pour elle. En ses propres mots: “La parole a été donnée pour être dite, avec art pour charmer et surtout un moyen de convaincre”. Alors vous pensez bien que le jury n'aurait pu que tomber sous le charme de cette jeune femme au verbe fluide.

 

Aimant les challenges, Stéphanie St-Surin a vu dans ce concours un moyen de se prouver, de se faire démarquer, de se faire valoir.

 

Le foyer de justice a lancé ce concours dans le but de recueillir des solutions de sortie de crise, en référence aux tensions socio-politiques qui se sont instaurées dans le pays quitte à devenir une situation qui s'inscrit dans une norme inacceptable.

“Solutions à la crise de stratégies de développement d'Haïti”

Le foyer de justice est une jeune structure visant à contribuer à la justice et à la promotion du droit.

 

Le concours s'est déroulé en 2 étapes, la première consistait à soumettre un texte qui constituerait de ticket si il est retenu par le jury, un email confirmait la place au final pour le débat.

 

L'ancienne écolière des soeurs de la sagesse et du collège Pierre Mendès France a fait du chemin depuis et devant un jury qualifié elle a relevé le défi en 180 secondes et a gagné cette première édition.

 

Très bientôt vous serez au fait de son émission en ligne, elle est en train de peaufiner les derniers détails.

“Aux jeunes femmes, elle leur dit: Vous avez en chacune de vous une flamme qu’il faut alimenter. La réussite ne vient pas un bon matin comme un cheveu sur la soupe, il faut la chercher, partir à sa recherche. Il faut avoir un but visé... bien visé. Il faut occulter la peur, qui est un obstacle considérable, ignorez ce que les autres pensent. Il faut foncer jusqu'à être agressive, car les plus coriaces réussiront”



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