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Sabine Désir, de A à Z

On la connaît présentement comme la directrice nationale de Miss Haïti. L’ancienne Miss Vidéomax a fait pas mal d’expériences en ce qui a trait aux concours de beauté. Dans une entrevue accordée à Dofen News, Sabine Désir nous parle de son expérimentation dans ce secteur, ses hobbies et ses perspectives d’avenir.

Dofen News : Nous savons que vous êtes une personnalité passée de présentation, pouvez-vous vous présenter brièvement pour nos lectrices et nos lecteurs ?

Sabine Désir : Mon nom est Sabine Désir. Actuellement on me connaît plus en tant que directrice nationale du concours de beauté, Miss Haïti pour Miss Univers. J’ai commencé dans le milieu en 2010 avec une première participation à Miss Anayiz et j’ai été dans le top 5. L’année suivante j’ai pris la direction de Miss Vidéomax dont j’ai remporté le titre. Depuis lors je me suis investie dans l’accompagnement des jeunes filles qui veulent avoir une plateforme pour présenter leurs idées et se lancer dans le social.

J’ai commencé avec « Beauté écolière » qui fut un concours pour les écolières. Elles avaient une plateforme où elles pouvaient s’exprimer, rencontrer et échanger avec des personnalités. J’ai par la suite continué avec Miss Haïti qui a eu son premier lancement en 2013 et Miss Monde également. On a eu le jackpot en 2016 avec Raquel Pélissier qui a été titrée première dauphine de Miss Univers après sa participation à Miss Haïti.

Entre temps j’ai eu des émissions sur la chaîne 5. Je présentais Bonjour la ville ensuite Métro night sur Télé Métropole. Je ne suis plus active en tant que présentatrice à la télévision.

D.N : Depuis quand êtes-vous à la tête de Miss Haïti et quel est le bilan ?

S.B : Je suis à la tête de Miss Haïti depuis 2017. C’est nous qui nous occupons de bien former la postulante qui va nous représenter, lui fournir tous les accompagnements nécessaires, elle n’a qu’à se préparer psychologiquement. Depuis lors, le concours a beaucoup progressé à travers la communication, la production, la planification et la représentation de nos filles à Miss Univers. Au regard de la situation du pays et le manque de sponsor auxquels fait face Miss Haïti, je peux dire que le bilan jusqu’à présent est positif. Toutefois, on est encore très loin de l’objectif qu’on s’est fixé. Il y a encore beaucoup d’efforts à faire d’ailleurs, il nous reste beaucoup plus à faire qu’il n’a été fait auparavant.
 

D.N : Quelle est la plus grande difficulté que vous avez rencontrée dans votre parcours ?

S.D : La plus grande difficulté auquelle je fais face, c’est qu’en Haïti la compétence n’est pas priorisée par rapport à la reconnaissance. Malheureusement on peut être compétente dans ce qu’on fait mais si on est pas amie avec des personnes bien définies, ça ne va pas le faire.

D.N : Quelle est votre plus grande ambition, étant responsable de Miss Haïti ? Et quelle est votre plus grande satisfaction ?

S.D : Ma plus grande ambition avec Miss Haïti est qu’il devient un concours nationalement prestigieux et convoité. Que les postulantes de la compétition soient vraiment des jeunes filles qui s’impliquent dans la société, qui font la différence et deviennent des modèles, des sources d’inspiration pour les autres.

Ma plus grande satisfaction d’une part, est d’arriver à organiser le concours chaque année, de régler toutes les modalités ayant rapport à la participation des filles au niveau international pour que le public soit satisfait de leur performance. Et d’autre part qu’on ait rien à reprocher à leur participation à savoir leur costume national, leur robe de soirée et le styling etc.

D.N : La prochaine édition de Miss Haïti est pour quand ? 

S.D : Jusqu’à présent je ne suis pas en mesure de répondre à cette question parce qu’on veut garder un standard international. On ne peut pas lancer Miss Haïti de manière désinvolte, ce qui fait que pour le moment je ne peux pas me prononcer sur la date de la prochaine édition.

D.N : Quel est votre message à toutes les jeunes filles qui sont intéressées à cette compétition mais qui se trouvent être découragées par les on-dit ?

S.D : Elles ne doivent pas laisser les on-dit influencer leur décision. Car, ce que les autres disent n’ont absolument aucune importance parce que ce ne sont pas eux qui vont réaliser leur rêve à la place de ces jeunes filles. Depuis mon entrée au staff organisationnel de Miss Haïti, on est toujours critiqué d’ailleurs on dit beaucoup plus du mal que du bien dans ce pays. Vous avez envie de participer à un coucours de beauté pour tester vos limites ou votre rêve est de représenter Haïti à l’international, ne vous laissez pas influencées par les racontars.

D.N : De Miss Vidéo max à Miss Haïti, quelle leçon avez-vous tirée de cette expérience ?  Existe-t-il des changements qui se sont survenus dans les concours de beauté ?

S.D : La leçon que j’ai tirée de cette expérience est l’expérience. Chaque année on apprend quelque chose de différent, surtout à connaître les gens et qui nous sommes comme personne. Savoir mes limites et mes capacités. À chaque fois qu’on pense qu’on nous a mis à terre et qu’on ne peut plus avancer, on voit qu’on a encore des ressources et qu’on peut faire mieux. Il faut toujours avancer dans la vie même si parfois on doit abandonner mais il faut quand même avancer.

De Miss Vidéomax à Miss Haïti, il y a eu de grands changements. Elles sont deux concours avec des objectifs différents. Et avec le temps les choses évoluent. Par exemple en 2010, les compétitions de beauté étaient basées un peu plus sur la beauté mais dorénavant une jeune fille qui n’a pas aussi un bagage intellectuel solide ne va pas pouvoir être remarquée. La beauté ne suffit plus.

D.N : Exercez vous d’autres activités en dehors de Miss Haïti ? Si oui, que sont elles ?

S.D : Bien sûr. Miss Haïti ne me rapporte financièrement rien. C’est quelque chose que je fais de façon bénévole à caractère social. J’ai ma vie professionelle à côté du concours. Toutefois je ne tiens pas à donner plus de détails à ce sujet.

D.N : Qu’espériez vous accomplir dans 10  ans  encore ?

S.D : Je ne vais pas dire que je suis superstitieuse mais je suis quelqu’un qui aime travailler en silence laissant les résultats faire le reste. Dans 10 ans, je peux juste affirmer que j’aimerais être beaucoup plus active socialement, quelque chose qui va au-delà de Miss Haïti. Je garde mes rêves et mes projets sur lesquels je travaille pour moi, et dans une décennie je vous dirai que la place où je me trouve est exactement là où je voulais être.

D.N : Est ce que Sabine Désir est un coeur à prendre ? Avez vous des enfants ?

S.D : Je pense que toute jeune fille est un cœur à prendre tous les jours, même quand on est engagée parce que la personne avec qui l’on est, devrait pouvoir s’investir et chaque jour pour gagner notre cœur. Donc en ce sens je suis un cœur à prendre. Je n’ai pas encore d’enfant.

D.N : Quelles sont vos hobbies ?

S.D : Avant c’était la lecture. Mais je ne sais pas si c’est parce que je me fais vieille, je ne lis plus autant. Pour le moment, mon hobby est tout ce qui a rapport à la psychologie, l’être humain, sa façon d’être en terme de comportement et le développement personnel.

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